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Musique  - Un vent de fraîcheur nommé Romanens
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Thierry Romanens a offert un spectacle charmant au Théâtre du Petit-Champlain.

MUSIQUE

Un vent de fraîcheur nommé Romanens

Hubert Lapointe
13-09-2008 | 23h28

Après la précision de leurs horloges et la douceur de leurs chocolats, voici un exemple impressionnant du savoir-faire suisse en ce qui a trait au talent de leurs chanteurs. Thierry Romanens, un personnage intrigant, a offert ce samedi un spectacle très divertissant au Théâtre du Petit-Champlain samedi à Québec.

Après un an et demi d’absence, Thierry Romanens présentait le spectacle tiré de son plus récent album intitulé «Le doigt». Il s’agissait du troisième concert d’une série de quatre. En effet, après avoir fait sa marque à Sherbrooke et Montréal, le lumineux Thierry Romanens est venu charmer Québec avant de terminer son périple à Granby. «Les gens peuvent s’attendre à quelque chose de pas mal. En général, il y a une belle énergie positive qui se dégage de mon spectacle», a annoncé le chanteur quelques minutes avant d’entrer en scène.

Un style inimitable

«Je fais de l’impressionnisme en plus coloré», a déclaré l’artiste en se présentant. Celui pour qui on a inventé un mot pour définir son style musical (on dit de lui qu’il était «romanescent»), considère qu’il fait dans la chanson francophone acoustique, en puisant dans les tendances musicales actuelles tout en variant les intonations. Le résultat original lui vaut bien des compliments. «Les gens aiment le mélange de maturité et de fraîcheur, d’humour et de sensibilité. Il n’y a pas de routine», confie-t-il humblement. Il sait que le public ne demeure pas de glace au terme de certaines de ses chansons. «Nous aimerions être aimés comme ça», a-t-il déjà entendu après l’une de ses chansons d’amour.

Thierry Romanens dit apprécier particulièrement lorsque la chanson atteint un niveau où elle en surprend même son auteur. «La chanson naît d’un trop-plein d’amour, d’un trop-plein de désespoir ou encore d’un trop-plein de ras-le-bol. J’aime papillonner, garder une curiosité de gamin», a expliqué celui qui jongle avec la poésie et l’humour. Et l’humour, il connaît, puisqu’avant de devenir chanteur, Thierry Romanens était humoriste. Le changement de voie s’est fait il y a huit ans, lorsqu’il s’est rendu compte de la «large palette» de la chanson toute proportion gardée avec celle de l’humour. Un humoriste «doit» être drôle, fait-il remarquer, tandis que le chanteur peut tout simplement l’être. Toutefois, il n’est pas rare que son public le remercie pour «le seul spectacle de chansons pas drôles où j’ai autant ri ».

Actuellement, Thierry Romanens prépare un album qui devrait être finalisé au début 2009, lequel donnera probablement naissance à une nouvelle tournée. «J’aimerais revenir ici une à deux fois par année. Ça dépend du public et de l’intérêt. Ici, c’est comme prendre une bouffée d’air frais pour un chanteur», a-t-il certifié. À son avis, partir en tournée au Québec est une excellente façon de partir loin de chez lui tout en restant très près. Qui plus est, la chanson a un statut privilégié dans le cœur des Québécois, ce qui en fait un public passionné et respectueux du travail des artistes. «Je suis toujours épaté de l’accueil que l’on me réserve», a-t-il conclu.

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