CABARET DU CASINOVénus, «un gros party» de femmesMarie-France-Lou Lemay Le Journal de Montréal 11-09-2008 | 11h24
Johanne Blouin, Patsy Gallant, Nancy Martinez et Élizabeth Blouin-Brathwaite sont toutes des interprètes de grand talent. Les trois premières ont chacune connu le succès dans les années 1970 et 1980, et Élizabeth Blouin-Brathwaite, dans la vingtaine, compte tout de même plusieurs années de métier derrière le micro. N'empêche, le fossé des générations est parfois trop apparent. En blancEn lever de rideau, les quatre sont apparues tout de blanc vêtues, interprétant Candyman, de Christina Aguilera. Mais Élizabeth Blouin-Brathwaite, dont la voix s'apparente le plus à celle de la blonde Aguilera, s'est rapidement approprié Candyman. Quatuor détonnantD'ailleurs, la jeune femme détonnait un peu trop du quatuor. Dans la jeune vingtaine, la chanteuse se démarque avec son groove et son énergie débordante. De plus, sa tignasse rouge contraste (beaucoup) avec la tête platine des trois autres chanteuses. Sans parler de la carte sexy, surtout pendant Crazy in Love, et de son aisance sur scène. Chantera-telle un jour avec des jeunes de son âge? Trouvera-t-elle son répertoire? Après le premier medley composé, entre autres de It's Raining Men, I'm So Excited et Free Your Mind, Élizabeth Blouin-Brathwaite a enchaîné avec son interprétation de No One, qui n'avait pas beaucoup à envier à Alicia Keys. L'ancienne reine du disco Nancy Martinez a suivi avec une version de Calling You (Barbra Streisand) un peu trop poussée, tandis que Patsy Gallant s'est fait le bonheur de chanter l'une de ses compositions, Sugar Daddy. Cette dernière en profite d'ailleurs pour changer de répertoire; elle chante Piaf sur la même scène les après-midi. L'énergique Barracuda (Heart), chantée par Johanne Blouin, a insufflé un vent d'audace au spectacle et sa version de Somewhere (Barbara Streisand) était tout aussi réussie dans cette soirée où l'on a pu aussi entendre L'Amour existe encore, Yesterday, Angel et Natural Woman. Une sélection de chansons qui retrace avec justesse plusieurs décennies de chansons. De belles voix réuniesBien sûr, les meilleurs moments de la soirée sont survenus lorsque les quatre femmes se retrouvaient sur la scène en même temps, comme pour I'm Every Woman et Ain't No Moutain High Enough: les voix se complètent parfaitement et elles sont bien servies par les six musiciens sous la direction de Simon Godin. Johanne Blouin l'a dit en début de soirée, elle voulait que ce spectacle soit «un gros party». Mission réussie pour ces femmes, qui avaient un plaisir fou sur scène.
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