ALEXANDRE DÉSILETSLa chanson dans le sang, 24 heures sur 24Serge Drouin Le Journal de Québec 09-09-2008 | 11h09
Il s'agira du cinquième passage de Désilets dans nos murs au cours des derniers mois. Il a été de la première partie du spectacle de Catherine Major, a fait partie de l'International de musique folk de Québec, du spectacle de la relève de la Fête nationale et de l'événement Antenne-A. Tout l'automne, Désilets sera sur scène. «J'adore faire de la scène. Sur la scène, je vais chercher quelque chose que je n'ai pas dans l'écriture ou ailleurs», dit le chanteur de 33 ans. Dans le sangAvant d'embrasser la chanson, Alexandre Désilets a étudié en agronomie, ici, à l'Université Laval. «Un jour, je me suis levé de mon bureau, j'ai laissé mes livres là et je ne suis plus jamais revenu à mes cours. Je suis parti en voyage avec ma copine d'alors», raconte-t-il. C'est au retour de ce voyage qui aura duré quelque deux ans que Désilets décide de faire de la chanson son métier. À partir de 2001, il participe coup sur coup à divers festivals : Ma première Place des Arts, Petite-Vallée et le Festival de la chanson de Granby. À chacune de ses présences, il se démarque et cumule les honneurs. «Bien souvent, dans ces concours, je chantais ma chanson pour la première fois. Pour moi, l'important n'était pas de gagner, mais de livrer ce que je venais d'écrire.» Du temps aux motsAujourd'hui, le chanteur dit qu'il a la chanson dans le sang 24 heures sur 24 ou presque. «Tu ne peux pas faire ce métier comme un hobby. Il faut que tu t'y adonnes à plein temps.» Alexandre Désilets dit qu'il consacre beaucoup de temps à l'écriture de ses chansons, au choix des mots. «C'est important qu'il y ait plusieurs niveaux de langage dans mes chansons. Je dis que je fais de l'écriture impressionniste», note-t-il. En spectacle, Désilets offrira les pièces de son album Escalader l'ivresse, dont le chanteur propose en ce moment le deuxième extrait, J'échoue, une ballade pop dont Patrick Péris a tourné le clip récemment. Dans cette chanson, Désilets traite de la difficulté de saisir l'instant. «C'est le voyage qui m'a appris à saisir chaque instant de la vie. Ce n'est pas toujours facile, mais j'essaie de tendre vers cette philosophie.» Outre Escalader l'ivresse, dans lequel il se livrera à quelques impros musicales, Désilets présentera quelques nouvelles pièces. Après Québec, ce nouveau Daniel Bélanger ou Pierre Lapointe , c'est selon, sera en vedette un peu partout dans la province. |