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Rod Stewart - Le crooner-rocker se porte à merveille
© Le Journal de Montréal
Rod Stewart a déballé son catalogue et celui de ses illustres copains, hier, au Centre Bell.

ROD STEWART

Le crooner-rocker se porte à merveille

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
14-08-2008 | 11h17
Rod, période Faces, Rod the Mod et, plus récemment, Rod le crooner. Sans être aussi caméléon que David Bowie, Rod Stewart a porté plusieurs chapeaux. Hier, c'était le couvre-chef rock'n'roll qu'il portait au Centre Bell.

Dans les faits, cette tournée qui le ramenait à Montréal un an et demi après son dernier passage se nommait Rod Stewart Rocks His Greatest Hits tout simplement pour éviter toute confusion. En février 2007, plus de 20 000 personnes s'étaient déplacées pour voir Rod le crooner qui cartonnait avec ses albums portant sur le American Songbook. Le hic, c'est que c'était en 2004 que Rod avait scindé sa performance en deux (portion rock, portion crooner) pour satisfaire son penchant Tony Bennett. Ceux qui y étaient se souviennent que le show de 2007 de Stewart avait été livré avec fougue devant une foule tellement passive qu'elle était restée assise durant Your Wear It Well. Aujourd'hui encore, je n'en suis pas revenu...

Scène classique

Hier, Rod rappliquait avec une scène classique, immense et d'un blanc immaculé, des rideaux jusqu'au revêtement. Heureusement que l'écran tout aussi immense était d'une haute définition remarquable, sinon Stewart, ses neuf musiciens et ses trois choristes auraient eu l'air minuscules.

Si on était sobre dans l'approche, on faisait totalement dans le best of. Ouverture avec Some Guys Have All the Luck, enchaînée avec It's a Heartache, de Bonnie Tyler, et The First Cut is the Deepest, agrémentée d'une jolie petite vidéo en forme de bande dessinée où l'on voit le jeune Rod se couper en se rasant. Réussi.

À 63 ans, Rod fait tourner son pied de micro comme s'il en avait encore 36, affiche une forme de 20 ans plus jeune et possède toujours cette voix chaude, rauque et un peu éraillée en début de spectacle.

Acceptant les roses de ces dames, se rappelant comment lui et Ronnie Wood ont composé You Wear It Well (bien mieux accueillie, hier), Rod nous offre l'une des meilleures versions de Having a Party, de Sam Cooke, qui soient - grâce au solo de saxo cochon de Candy Dulfer -, saupoudre Downtown Train avec un duel à deux batteurs et fait brailler tout le monde en montrant des images de lui, de son père et de ses propres enfants pour une poignante Father and Sons, de Cat Stevens. Rod le rocker? Même pas. Rod tout court: succès et nostalgie compris.

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