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OSHEAGA

Sous les étoiles avec Jack Johnson

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
05-08-2008 | 11h46
Natif d'Hawaii et surfeur depuis son enfance, Jack Johnson ne devait pas être trop dépaysé, hier, en clôture de du troisième festival Osheaga.

Jouant sur une île qui n'était pas celle de son archipel natal, Johnson semblait avoir apporté le beau temps avec lui, livrant sa performance sous un ciel où l'on pouvait enfin apercevoir les étoiles, une rareté ces jours-ci.

Et s'il le voulait, Johnson avait de quoi surfer sur la vague humaine avec pas loin de 20 000 personnes devant lui qui l'ont accueilli comme un vieux pote quand il a amorcé sa performance avec Hope.

«C'est un plaisir d'être ici, finalement, avec vous», a lancé Johnson à ses fans: beaucoup de femmes, mais pas mal d'hommes aussi. D'ailleurs, avec Do You Remember, on a compris que tous savaient les paroles de ses chansons. Peu importe où l'on regardait, on voyait des gens chanter... et des couples s'embrasser.

Avec six écrans (carrés et rectangulaires), on en avait aussi pour les yeux. De Sleep Throught the Static (magnifique) à Go on, on baignait dans les tons de bleu et de vert, comme les tentes de son projet écolo, All At Once, installées au parc Jean-Drapeau. Rassembleur et convivial, les Wasting My Time et consorts ont fait l'unanimité. On attendait même Jimmy Buffet pour un duo avec l'ami Jack.

Duffy impressionne

Deux heures plus tôt, la Galloise Duffy se pointait sur scène avec de sérieuses attentes, après un million de disques vendus en six mois.

La blonde de 24 ans n'a pas déçu sur le plan vocal et musical. Avec un registre incroyablement haut, Duffy, charmante mais pas vraiment bête de scène, a survolé toutes les chansons de son album Rock- Ferry avec aisance.

Elle a impressionné avec ses chansons de déchirure (Warwick Avenue, Stepping Stone, Hanging on too Long), qui, avouons-le, auraient eu plus d'impact dans une salle que sur une scène en plein air. N'empêche, elle a séduit une foule qui attendait surtout l'irrésistible Mercy, qui a clos son set.

Après Duffy, le collectif de Broken Social Scene a fait le boulot. Cousins de la fesse gauche d'Arcade Fire, le band a livré une performance énergique et festive, mâtinée de cuivres et axée sur les grooves qui en ont fait trépider plus d'un, autant que la performance d'un autre collectif, Gogol Bordello.

Le ramassis de punks gitans expatriés de l'ex-Union soviétique et des Balkans a fait un monumental carton avec ses rythmes dansants.

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