DEBORAH COX«La communauté gaie est toujours à l'avant-garde des modes»Jean-Louis Fortin Journal de Montréal 03-08-2008 | 04h00
C’est une artiste visiblement fort occupée et très en demande qui a trouvé quelques minutes de son temps pour parler au cahier Week-end depuis Toronto, cette semaine. «15 minutes d’entrevue, pas plus», nous avertit la relationniste de Deborah Cox avant de nous mettre en contact. La chanteuse, qui vient de participer à quelques représentations de la tournée True Colors cet été avec Cyndi Lauper, doit prendre part à différents événements spéciaux d’ici l’automne, quand elle n’est pas à finaliser son prochain album qui doit sortir en novembre. «Pour moi, Montréal est une ville où l’atmosphère est formidable, surtout en été. Les gens sont très sympathiques et il y a des boutiques fantastiques pour magasiner», raconte-t-elle au bout du fil à propos de la métropole, où elle s’arrêtera pendant deux jours. DE L’ÉNERGIE SUR SCÈNE Si on peut fort bien l’imaginer en train de déambuler rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent pour y dévaliser les boutiques, c’est principalement pour chanter que Deborah Cox fait un détour par Montréal. Demain soir, elle sera sur la grande scène de la place Émilie-Gamelin, dans le cadre d’un événement que les organisateurs de Divers/Cité appellent Le Grand Bal Disco. Après que le Boogie Wonder Band, DJ Robert Ouimet et V.Nus auront réchauffé le public, la diva R&B prendra la scène d’assaut. «Je jouerai la plupart de mes succès, avec des chorégraphies de danse spectaculaires», promet-elle. Comment Deborah Cox appréhende-t-elle le grand spectacle en plein air, devant plusieurs milliers de personnes? «Sur une grande scène, c’est plus amusant, plus énergique que dans une petite salle. Il y a assurément plus de choses qui se produisent en même temps. Dimanche, il y aura des danseurs, des musiciens en même temps que moi», décrit-elle. «Un spectacle dans une petite salle apporte davantage de contacts avec l’audience», nuance la chanteuse. LA COMMUNAUTÉ GAIE À L’AVANT-GARDE Deborah Cox semble habituée aux événements organisés par la communauté gaie. En 2006, elle était venue à Montréal pour la cérémonie d’ouverture des Outgames. «La communauté gaie est toujours à l’avant-garde des modes. Elle préconise souvent des styles qui vont être populaires par la suite», commente-t-elle. «Elle n’invite pas tout le monde non plus et elle peut être très critique face aux artistes qui se produisent devant elle. C’est donc un très grand privilège d’être invitée, d’autant plus qu’elle a toujours soutenu mon travail», poursuit Deborah Cox. Immédiatement après, direction Toronto où Deborah Cox doit enregistrer les deux dernières pièces de son prochain album, qu’elle réalise elle-même. «C’est un disque très R&B, qui rappellera le style très personnel de mon premier album», promet la chanteuse.
|