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Les FrancoFolies - Chaude Victoria Abril
© Le Journal de Montréal, Benoît Pelosse
Victoria Abril a offert une chaleureuse prestation hier au théâtre Maisonneuve.

LES FRANCOFOLIES

Chaude Victoria Abril

Philippe Renault
Le Journal de Montréal
30-07-2008 | 09h16

On se serait cru en plein coeur de l'Espagne, hier soir, au théâtre Maisonneuve. Après avoir passé haut la main du grand écran à la chanson, Victoria Abril venait présenter pour la première fois aux Montréalais ses oeuvres musicales chaudes et colorées.

Oui, l'Espagne était bien présente, mais l'artiste, tout de rouge vêtue avec une rose dans les cheveux, présentait principalement son répertoire francophone à l'occasion des FrancoFolies.

Dans son second album, Olala !, sorti l'année dernière, elle reprend des grands de la chanson française, mais à la sauce flamenco et bossa-nova. Un disque qui succédait à un opus offert dans la langue espagnole.

Celle dont le nom a été souvent associé à celui de Pedro Almodóvar au cinéma n'a pas tardé à annoncer ses couleurs.

L'entrée en scène d'une danseuse flamenco en début de parcours a vite fait d'animer la soirée, qui s'est amorcée au son d'Elsa (Léo Ferré), La Javanaise (Gainsbourg), Mon gigolo et Mes hommes (Barbara).

Le décor était tout aussi chaleureux que les mélodies de la chanteuse et actrice, avec un éclairage plutôt minimaliste aux teintes rougeâtres et orangées.

On aurait toutefois espéré de plus vives réactions lorsque s'est amorcée l'immortelle La Vie en rose, pourtant amenée de façon plutôt colorée et entraînante.

En fait, la démonstration de danse au milieu de ce succès d'Édith Piaf semble avoir davantage entraîné la foule, comme si le divertissement devait absolument primer sur les mélodies, ou encore que le flamenco devait l'emporter sur la chanson française.

Ce numéro de danse s'est effectivement révélé plutôt impressionnant, tout comme les nombreuses performances du genre qui ont ponctué la représentation.

Contemplatif ou peu participatif ?

Cependant, on sentait un manque de vie dans la salle malgré un concert pendant lequel on aurait dû avoir envie d'accompagner les tapements de mains à la flamenco des artistes danseurs, se laisser emporter par les rythmiques du percussionniste et se nourrir des excellents arrangements du duo de guitaristes.

L'un des rares moments au cours desquels on a senti un petit vent de folie dans la foule est survenu lors des Nuits d'une demoiselle, avec son texte plutôt léger à connotation sexuelle.

Mais peut-être avions-nous simplement droit ici à une foule davantage contemplative que participative.

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