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FrancoFolies - Le Husky remporte son pari
Canoë/Caroline Ethier
Éric Shaw et Yannick Duguay, alias Le Husky, dans une formule trio présentée au Club Soda

FRANCOFOLIES

Le Husky remporte son pari

Caroline Ethier
29-07-2008 | 22h14

Dans une formule trio, Le Husky a soigneusement déversé sa pop sombre dans un Club Soda d’un calme et d’une écoute peu commune.

Entouré du guitariste Alexandre Champigny (Navet Confit, Éric Goulet) et du claviériste Éric Shaw, Yannick Duguay, alias Le Husky, a dénudé ses pièces pour ne garder que l’essentiel: piano, guitares, mélodica et accordéon.

Les pièces noires de l’artiste tourmenté sont plongées dans les ambiances aigres-douces du guitariste Alexandre Champigny dessinant tantôt des sonorités country à la Sergio Leone, tantôt un jeu plus vif et nerveux. Du piano s’échappe des contre-mélodies auxquelles Le Husky mêle quelques notes soufflées dans un mélodica.

«Pour ceux qui ne le sauraient pas, je m’appelle Le Husky. Normalement nous sommes six et c’est plus rock!», explique le chanteur soucieux de mettre les choses au clair.

«Ce n’est pas définitif, ce nom-là, Le Husky trio. Nous avons pensé à d’autres noms comme Le Husky et les siamois ou encore Les bananes vampires», lance l’artiste interdisant les spectateurs de rire, parce «qu’il ne faut pas transformer ça en show d’humour!»

Le Husky a présenté plusieurs pièces de son premier album complet, Chanson moderne pour cyniques romantiques, paru en 2007, dont Mourir comme un chien, David Bowie, Des fleurs sur ton corps, Je vous aime mes amis, Dans l’bois, Lettre à Vanessa et Les filles sont comme des oiseaux.

À la fin de Je vous aime mes amis, Yannick Duguay met son public en garde. «Cette chanson ne parle pas de moi mais bien d’un ami de mon frère qui s’est enlevé la vie à l’âge de 15 ans. C’est un sujet délicat dont on ne parle pas suffisamment. Je ne sais pas pourquoi», ce à quoi les spectateurs ont chaudement applaudi.

L’objectif que poursuit l’artiste avec cette formule trio consiste à revenir à l’essentiel: la mélodie, les mots, les émotions. À en juger par la réaction sublimée du public remarquablement attentif, Le Husky a gagné son pari.

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