SALLE DE L'OSM.Trop compliqué au goût d'un expertDavid Patry Le Journal de Montréal 14-07-2008 | 09h14
«Les projets politiques, c'est vraiment compliqué, et les PPP, encore plus. Les compagnies d'assurances prennent le contrôle du projet», affirme le président de Scéno Plus, Patrick Berger. C'est son entreprise qui a construit la salle du Caesars Palace, à Las Vegas, cellelà même qui a accueilli la diva Céline Dion pendant cinq années. Son expertise, toute québécoise, l'a mené partout sur la planète à construire des salles de spectacle de calibre international. Un projet de salle vient de voir le jour à Chicago, alors que cinq autres sont en construction à Las Vegas. Si bien que Scéno Plus compte aujourd'hui une soixantaine d'employés basés à Montréal. Des ingénieurs et des architectes, pour la plupart. Patrick Berger passe près de la moitié de l'année à l'étranger pour des projets de construction. Un processus lourd La firme n'a toutefois pas tenté sa chance pour la construction de l'Adresse symphonique, nouvelle salle de l'Orchestre symphonique de Montréal qu'a commandée le gouvernement Charest. Pourtant, elle avait montré son intérêt lors des projets antérieurs, qui auraient tous été construits en mode traditionnel. «Un PPP, ce n'est pas quelque chose qui nous intéresse, c'est trop lourd», indique Patrick Berger, dont l'entreprise a également travaillé au Québec sur les projets de l'Ex-Centris et du Théâtre d'Aujourd'hui. Travailler avec le privé Plus habituée à travailler avec le privé, la firme Scéno Plus jongle habituellement avec des échéanciers courts. «On aime les challenges. On aime que les clients nous appellent, et même qu'ils nous disent: Il faut livrer huit mois plus tôt que prévu!» lance Patrick Berger. Normalement, les projets prennent de deux à trois années avant de se réaliser. Dans le cas de la salle de l'OSM, on parle plutôt d'un projet qui a été lancé en 2007 et dont la livraison est prévue pour 2011. La planification d'un projet en PPP, qui doit être irréprochable, alourdit davantage le processus. «Il y a tellement d'intermédiaires, affirme M. Berger. Moi, j'ai besoin du contact avec l'artiste, avec le client. C'est comme ça que j'ai été élevé», dit-il. |