ADELEPlongée dans un tourbillonPhilippe Meilleur Le Journal de Montréal 07-06-2008 | 10h00
Amy Whinehouse, Duffy, Leona Lewis: une vague de chanteuses anglaises très inspirées par la pop et la soul déferle sur l’Amérique depuis quelques mois. La jeune et très populaire Adele est la dernière en lice. «Je suis vraiment fière d’appartenir au même groupe que ces femmes-là, explique la chanteuse d’une voix rapide et enjouée. Mais on se distingue toutes d’une façon différente. Si les choses vont bien pour nous, c’est plus une coïncidence qu’un effet de mode passager. Oui, les gens s’ennuyaient de la bonne musique soul et ils avaient envie de la redécouvrir, mais je pense qu’ils s’intéressent davantage aux chanteuses qu’à leur style.» ÉTOILE MONTANTE Fin mars, au Cabaret du Musée Juste pour rire, Adele a montré pourquoi elle méritait sa réputation d’étoile montante de la musique britannique. Accompagnée à l’occasion par un seul musicien, elle avait servi douze chansons au ton intime et introspectif. «Ça peut être risqué de se lancer ainsi, seule sur scène, concède l’artiste de 19 ans. Mais ces chansons sont les miennes, et je voulais montrer au public qu’elles m’appartenaient, qu’elles représentaient exactement qui je suis. Quelle meilleure façon que de le faire en toute simplicité?» Précisons ici que le concert qu’elle livrera ce soir sera plus élaboré que ceux du mois de mars. PRESSION Adele a déjà l’habitude de subir la pression. Avant même que son premier album, 19, soit lancé en janvier dernier, un buzz immense entourait chacune de ses apparitions au pays de la reine Élisabeth II. «Je ne m’attendais vraiment pas à autant de couverture médiatique, se rappelle-t-elle. Le disque était pratiquement terminé quand la pression a commencé à se faire vraiment sentir, mais de toute façon, j’avais confiance que ça plairait aux gens.» Les critiques lui ont donné raison, en étant généralement favorables à la nouvelle sensation. «Ça a été très rapidement, et je suis toujours plongée dans une espèce de tourbillon entourant l’album, explique Adele. Je n’ai pas eu l’occasion de réaliser l’ampleur de la chose. «Mais il me reste encore plein de choses à faire, ajoute-t-elle aussitôt. Je pense déjà à mon second album, et j’essaie de rester le plus honnête possible dans mon écriture. Qu’importe, au fond, si le disque se vend bien ou non. Tant que le public le considère comme étant honnête, je suis heureuse.» Adele, au Théâtre Outremont ce soir.
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