M.I.A. AU MÉTROPOLISDivertissement haut de gammePHILIPPE RENAULT Le Journal de Montréal 05-06-2008 | 11h03
M.I.A. a pris goût à Montréal et les Montréalais ont pris goût à M.I.A. La sensation pop urbaine de l'heure en était à sa troisième visite dans la métropole en moins d'un an, mardi soir. Un divertissement toujours aussi intense ! Dès son entrée sur scène, peu après 23 heures, au son des percussions de Bamboo Banga, on a senti qu'on s'apprêtait à être aspiré dans une mouvementée tornade festive. Un petit déhanchement sexy et hop, le party était pris dans le Métropolis, rempli à craquer. Rares sont ceux qui ont réussi à contenir la rage de danse qui dormait en eux quelques minutes auparavant. Puis, l'ambiance est simplement devenue infer nale quelques instants plus tard, lors que la jeune chanteuse britannique d'origine sri-lankaise a livré World Town. Les images projetées sur l'écran géant situé à l'arrière de la scène étaient percutantes, le cri des sirènes, assourdissant (pour devenir quelque peu strident à la fin de la soirée), et les courtes chorégraphies offertes en compagnie de son danseur et de ses choristes étaient balancées si brièvement et sans avertissement qu'on avait l'impression que tout ça était spontané. Bref, tout a été mis en place pour offrir un divertissement haut de gamme, sans creux de vague. Tout le monde sur scène! Et lorsque tout ça commençait à paraître linéaire, à miparcours (une ligne placée très haut, toutefois), M.I.A. et sa bande en ont rajouté en faisant monter des dizaines de spectatrices sur scène pour venir danser avec eux au rythme de 20 Dollar, 10 Dollar et Jimmy, une fois de plus poussés par une voix remplie d'effets électroniques. Quelques secondes plus tard, au son de la chanson Boyz, c'était au tour des gars d'avoir leurs cinq minutes de gloire, invités à se trémousser avec la star. Une lancée qui a mené aux gros canons Calang (chantée en choeur) et, à la toute fin, à Paper Planes, question de bien faire exploser la place! Une soirée sans faille qui, soit dit en passant, a été lancée brillamment par le quatuor électro de Toronto Holy Fuck. |