SORTIE DE LEUR TROISIÈME ALBUMLes Pistolets roses sont toujours là!Marc-André Boivin 02-06-2008 | 18h44
Ils sont loin d’avoir un look à faire tomber les filles et ils ont souvent fait face aux critiques, mais qu’à cela ne tienne, les Pistolets roses sont toujours là. Ils lanceront d’ailleurs un troisième album, éponyme celui-là, à Québec le mardi 3 juin prochain et à Montréal le lendemain. «Ça doit être mon côté grande gueule, parce que je dis tout ce que je pense, qui fait que nous ne nous faisons pas d’amis. Aujourd’hui, il faut faire attention à tout ce que nous disons», lance Francis Bédard, chanteur et bassiste de la formation. Celui-ci avait notamment eu maille à partir avec les gens de Québec Punk Scene dans le passé. Le groupe a de plus été nommé récemment parmi les bands aux noms plutôt discutables, mais rien pour que les musiciens des Pistolets ne s’en formalisent. «Toute l’histoire de Québec Punk Scene est derrière nous maintenant. Plusieurs disent qu’il n’y a pas de compétition entre les groupes, mais il y a vraiment beaucoup de jalousie à Québec. Aussitôt qu’un groupe réussit à jouer à MusiquePlus ou encore, à la radio, on lui rentre dedans. Il faudrait que nous restions dans notre garage», confie le chanteur. «De notre côté, nous nous sommes détachés de tout ça. Oui, nous avons des influences punk, mais nous sommes avant tout un band rock», affirme à son tour Éric Fortier, le guitariste des Pistolets roses. Style plutôt hétéroclite Les Pistolets se sont tournés vers Pierre Rémillard (Vulgaires Machins, Anonymus, Crytopsy) et le décor enchanteur de ses studios à Saint-Zénon pour l’enregistrement de ce tout dernier bébé au style plutôt hétéroclite. «Le hic, c’est que nous l’avons enregistré pendant l’hiver alors pour le décor enchanteur, on repassera. Je crois qu’à chaque fois que nous devions nous y rendre, il faisait tempête», lance le chanteur en riant. Ce dernier, qui a aussi agi récemment comme réalisateur pour ses copains de Major Lee, avoue au passage que les sessions n’ont pas été de tout repos. «Il y a eu un manque d’inspiration flagrant au niveau des textes à un moment donné. Tellement que nous avons dû terminer les voix à Québec au cours des dernières semaines. Le français est très poétique et je trouve que ça passe un peu moins bien pour des chansons rock. Il y a donc quelques textes qui parlent plus d’amour», admet-il. «En plus, lorsque nous écrivons, nous passons notre temps à nous questionner sur les textes», renchérit Fortier qui souligne tout de même quelques pièces aux sujets plus engagés comme On joue à la guerre, un bon rock pesant qui ouvre parfaitement ce disque. «On retrouve toutes nos influences sur cet album. Il y a le côté Pistolet, un peu plus sale et où on ne se prive pas et il y a le côté rose, plus poli et plus pop. Nous nous étions pourtant promis d’être plus homogènes», reprend Bédard. «C’est vrai que ça se promène pas mal. Il y a aussi des chansons qui sont carrément country là-dessus», affirme de son côté Fortier. Si un clip doit être tourné le 15 juin pour le premier extrait Les jolies poupées, les Pistolets roses passeront sans aucun doute la prochaine année à faire des spectacles, jusqu’à l’été 2009 alors que les musiciens promettent de revisiter quelques chansons pour un album acoustique. «Sans être un Greatest Hits, ça va être une sorte de résumé des trois premiers albums afin de sortir le côté acoustique qui est à la base de la patente», mentionne Éric Fortier. «Ma mère va pouvoir écouter un de nos albums jusqu’à la fin», conclut à la blague Francis Bédard. |