CABARET DU MJPRUn vrai concert en cadeauPhilippe Renault Le Journal de Montréal 28-05-2008 | 10h15
Cette initiative a semblé plaire au plus haut point à ces admirateurs, puisque le Cabaret du Musée Juste pour rire était rempli à pleine capacité. Nouveaux titres L'occasion idéale de découvrir les nouveaux titres toujours inspirés du rock des années 1960 et 1970 de Roberts et sa bande, qui se retrouvent sur l'album Love at the End of the World. À ce sujet, la foule a été on ne peut mieux servie. L'artiste a en effet interprété l'intégralité de son nouveau disque, qui succède au populaire Chemical City, lancé il y a deux ans. Coup de tête? «Nous n'avons jamais fait ce genre de chose auparavant. Nous allons voir comment ça va se dérouler», a lancé Roberts en début de prestation, comme si cette décision avait été prise sur un coup de tête. Dès les premières notes de la très rock chanson d'ouverture du disque, également nommée Love at the End of the World, les fans battaient le rythme en tapant des mains, comme s'ils étaient entichés de cette composition depuis déjà des années. Puis, chaque petite envolée de Stripmall Religion parvenait à provoquer de chaleureuses réactions, une ambiance qui s'est poursuivie avec la plus funky Oh Maria et avec Fixed To Ruin, qui peut sonner comme un gros jam blues-rock. Il faut également souligner que la structure de l'album se prête bien à ce genre de concept. Modulation Ça débute de façon plutôt virulente, question de bien mettre l’auditeur dans le coup, puis ça vogue vers de plus délicates compositions, comme l’enchaînement de Words & Fire et de Sundance (interprétée en duo avec Angela Desveaux), qui transporte les fans dans une ambiance plus intime, avant de revenir à la charge de façon plus dynamique avec Detroit ’67 en conclusion. Chose certaine, les fans de Sam Roberts n’auraient pu espérer une meilleure façon de découvrir les nouvelles compositions de l’artiste. |