CHRISTIAN SBROCCAUn riche bagage culturelVanessa Guimond 21-05-2008 | 22h04
Sur son troisième album, L’opinion des autres, qu’il lançait mardi, le chanteur Christian Sbrocca a fait un petit clin d’œil à la langue de Shakespeare. Pour lui, qui parle aussi l’italien, c’est une grande richesse de maîtriser trois langues. Cependant, il n’est pas question pour l’ancien hockeyeur de faire un album en italien. «La dernière chanson de L’opinion des autres est en anglais. J’ai habité aux États-Unis pendant huit ans et mes influences se rattachent majoritairement aux groupes britanniques. La source musicale dans laquelle je puise à l’intérieur de moi est entièrement anglophone», révèle Christian Sbrocca. Trois langues Mais ce n’est pas exceptionnel pour Christian Sbrocca de chanter en anglais. Il a d’ailleurs obtenu un bon succès aux États-Unis avec son premier album intitulé Don’t Forget the Grey. Il avait alors fait la tournée des talk-shows culturels américains et il a même eu la chance de jouer en première partie des spectacles de Collective Soul et de Run DMC. Mais après avoir composé des pièces en anglais et en français, le chanteur ne pense pas faire le grand saut et lancer un album en italien de sitôt. «J’ai déjà interprété des chansons en italien en spectacle, mais chanter dans cette langue, ça ne fait pas partie de mes plans de carrière. Ce n’est pas encore quelque chose que je maîtrise assez bien. J’aime ça, par contre. Je trouve que c’est tellement une belle langue. Je suis chanceux, je la parle bien. Mon père était Romain et il parlait un italien impeccable, confie-t-il, l’air songeur. Je suis privilégié que ces trois langues fassent partie de mon bagage culturel.» Musicien d’abord Christian Sbrocca a joué longtemps au hockey semi-professionnel, mais il était d’abord et avant tout un musicien. Il a d’abord été initié à la guitare par son père, un Italien de Rome, et la musique n’a jamais cessé de faire partie de la vie. «Je joue de la guitare depuis que j’ai 12 ans et je chante dans les bars depuis que j’ai 16 ans. Quand j’ai réalisé, vers 18 ans, que je ne ferais pas carrière dans la Ligue nationale de hockey, j’ai décidé de me consacrer totalement à la musique. Mais j’ai été obligé de garder les deux carrières de front pendant longtemps pour gagner ma vie. Cependant, dans chaque pays et dans chaque ville où j’étais amené à jouer au hockey, je prenais du temps pour écrire et chanter dans les bars.» Maintenant, avec son troisième album dans les bacs, Christian Sbrocca consacrera tout son temps à sa carrière de chanteur. «Depuis que j’ai pris cette décision, j’ai commencé à me fixer réellement des objectifs concrets à moyen et à long terme. On dirait que tout se remet en place, que les choses prennent leur envol», conclut Christian Sbrocca. |