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© Photo Tshi |
Pour produire Na Laje, Mônica Freire a passé près de six mois au Brésil, sa terre d’origine. |
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LANCEMENT
Mônica Freire élargit ses horizons
Vanessa Guimond
05-05-2008 | 22h34
C’est lundi soir qu’a eu lieu le lancement de l’album
Na Laje, le deuxième disque lancé au Québec par la chanteuse d’origine brésilienne Mônica Freire. Percussionnistes, danseurs de capoeira et amateurs de musique étaient réunis sur la terrasse de l’Ex-Centris à Montréal afin de profiter de l’ambiance festive qui concordait si bien aux mélodies et à l’esprit de
Na Laje.
Mônica Freire, quant à elle, n’avait rien d’une artiste nerveuse en ce soir de lancement.
«C’est la fête ce soir. C’est un grand rassemblement. Nous voulions donner un spectacle, faire une exposition de photos, faire un petit clin d’œil à l’ambiance dans lequel a été créé l’album. Tout ça est en harmonie avec le Brésil. Ça fait un an que je travaille à ce projet. Je suis très émotive à l’idée de présenter cet album», explique la chanteuse en arborant son plus beau sourire.
Retour aux sources
Pour produire Na Laje, Mônica Freire a passé près de six mois au Brésil, sa terre d’origine. L’auteure, compositrice et interprète a d’ailleurs demandé au célèbre réalisateur brésilien Liminha de s’associer avec elle afin de réaliser un album qu’elle voulait moins électronique que son dernier
Bahialtronica.
«Ce n’est pas tant le parcours de Liminha qui fait de lui un grand réalisateur. C’est sa personne, sa vision de la musique, son bagage musical. C’est incroyable de pouvoir être si proche de quelqu’un qui a autant de talent et qui a énormément de cœur. Ç’a été un moment très spécial pour moi», confie la chanteuse avec émotion.
Aux yeux de Mônica Freire, chaque album est un produit unique qui relève de l’union de divers talents et influences: «Quand d’autres visions s’ajoutent, un album ne peut pas dégager la même chose qu’un autre, même si c’est le même artiste qui le produit. Par contre, tous les musiciens qui ont participé à
Bahialtronica ont participé à celui-là aussi, mais sous un angle différent. C’est quand même important pour moi de maintenir une certaine continuité.»
Unis sous les toits
L’expression «Laje» fait référence, en portugais-brésilien, aux toits de tôle des bidons villes du pays.
«Ce sont des maisons qui sont très rapprochées les unes des autres et malgré tout, sous ces toits, les gens font voler des cerfs-volants et font des fêtes. Même si tout est loin d’y être parfait, chacun profite de cet espace commun pour en tirer quelque chose de positif. Cette chanson-titre envoie un message de rassemblement, d’espoir et de joie», révèle Mônia Freire.
Lorsqu’on lui demande ce qu’elle souhaiterait que les gens retiennent de ce deuxième album, la chanteuse abonde dans la même direction: «Je pense que c’est important de garder la joie à travers nos moments de détresse ou nos moments difficiles. Il faut toujours garder espoir et je crois que la musique peut aider à y arriver. J’ai voulu partager ce sentiment avec les gens. J’espère que chaque personne qui écoutera l’album pourra trouver une chanson qui va la marquer et lui faire du bien.»
Au cours des prochaines semaines, Mônica Freire continuera de faire la promotion de son album et travaillera à la conception de son spectacle qu’elle présentera en tournée à partir du mois de septembre. La chanteuse prévoit aussi retourner au Brésil afin de finaliser les préparatifs pour y lancer
Na Laje prochainement.