EN SPECTACLE LE 9 MAIYves Desrosiers sort de l’ombreVanessa Guimond 02-05-2008 | 16h48
L’auteur, réalisateur, musicien, chanteur et interprète a collaboré avec plusieurs grands noms de la musique au cours des dernières années. Après avoir conservé un profil bas durant toutes ces années, le créateur-musicien montera sur les planches du Lion d’Or le 9 mai prochain afin de présenter sur scène les chansons de son dernier album Chansons indociles. Après avoir joué avec Marc Déry au sein de la formation Top 40, Yves Desrosiers travaillera avec Les Taches ainsi qu’avec Jean Leloup et son groupe La Sale Affaire. Le musicien est entre autres impliqué dans la composition de la chanson 1990 qui a contribué à bâtir le succès de Jean Leloup au Québec ainsi qu’en Europe. EN SPECTACLE
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Premier album En 2002, Yves Desrosiers lance Volodia, son premier véritable projet solo. Malgré tout, le musicien continue d’affirmer que Volodia n’était pas complètement de son cru. «Volodia est un hommage au poète russe Vladimir Vissotski. Ce projet m’a amené sur scène, mais encore une fois, ce n’était pas tout à fait mes compositions. J’ai traduit ses poèmes afin de les mettre en musique. Parfois, j’avais pratiquement l’impression de donner une conférence à son sujet», explique Yves Desrosiers. À l’automne 2007, le musicien fait paraître son premier album de chansons originales intitulé Chansons indociles. Pour ce projet solo, Yves Desrosiers a joué plusieurs rôles, passant de chanteur à réalisateur et de musicien à auteur. En effet, le musicien signe les textes de trois pièces sur Chanson indociles. À l’exception d’une chanson composée par la chanteuse d’origine brésilienne Bïa, tous les textes de l’album ont été écrits par le réalisateur Robin Aubert. «Écrire, ce n’est pas mon truc. Je ne déteste pas ça, mais c’est avec la musique que j’ai une relation forte et intime. Aujourd’hui, je m’intéresse plus à la littérature, mais encore là, écrire est un exercice qu’il faut répéter souvent. Je commence à le découvrir. Peut-être que j’écrirai plus dans un prochain album», confie le musicien. Lorsque l’on possède autant de cordes à son arc, Yves Desrosiers admet qu’il peut parfois devenir difficile de se reconnaître parmi tous ces titres. «Je ne me considère pas chanteur au sens propre du terme. Je suis musicien avant tout, mais j’ai toujours eu la chance de pouvoir me servir de ma voix pour m’exprimer. Je me considère chanceux, avoue Yves Desrosiers. Je suis un musicien créateur, en réalité. Quand j’entends les gens parler de moi en tant que chanteur, ça me fait toujours un petit quelque chose.» Depuis le succès de Volodia, sélectionné en 2003 au gala de l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année folk contemporain, Yves Desrosiers se fait peu à peu à l’idée que le public puisse se déplacer pour le voir jouer, lui, et non un autre artiste avec lequel il collabore. «C’est ce qui est le plus difficile, je crois. Les gens sont là pour moi. Avec Chansons indociles, je plonge dans un monde plus personnel qu’avec Volodia. C’est donc plus facile de me laisser aller. Je dirais que je commence à avoir la paix avec ça, mais ça ne fait pas longtemps», affirme M. Desrosiers. Même s’il admet avoir des chansons assez sérieuses et sombres, Yves Desrosiers dit adorer converser avec son public lors de ses spectacles. «Je n’ai pas vraiment changé au fil des années. Je suis hyper sérieux au moment de chanter mes chansons, mais entre deux pièces, je suis plutôt rigolo. J’aime parler et ce qui est drôle, c’est que c’est toujours un peu inattendu. Les gens restent surpris chaque fois. J’ai comme une espèce de bipolarité. Mes chansons sont sérieuses et sombres, mais ma vie à moi ne l’est pas.» |