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Il présente Des roses et des orties  - Pas question pour Francis Cabrel de s’arrêter
© Marc-André Boivin (Canoë)
Francis Cabrel est de passage au Québec pour la promotion de son tout dernier disque Des roses et des orties.

IL PRÉSENTE DES ROSES ET DES ORTIES

Pas question pour Francis Cabrel de s’arrêter

Marc-André Boivin
24-04-2008 | 21h16
Nouveau disque oblige, après Montréal, le chanteur Francis Cabrel était de passage dans la Vieille-Capitale jeudi soir pour la promotion de Des roses et des orties. Après plus de 30 ans de carrière, le Français qui jouit d’une popularité inouïe au Québec, n’a pas l’intention de ralentir, du moins pas pour le moment.

«C’est sûr que je pense au jour où j’arrêterai la chanson, mais je n’y ai pas pensé en écrivant cet album. Il est encore trop tôt par rapport à l’amour que j’ai pour la guitare et la musique», confie le principal intéressé. La guitare est d’ailleurs bien présente sur ce nouvel effort, Cabrel ayant fait appel à Michel Françoise avec qui il signe la réalisation. Il s’agissait d’une première collaboration entre les deux musiciens.

«Michel a dirigé l’album et comme c’est un musicien rock, j’ai écrit des chansons plus rock n’roll. C’est un mec un peu nerveux sur la guitare. En fait, Michel, c’est toute l’histoire du rock. C’est Pete Townshend ou Jimmy Page. Il s’est occupé de tout l’habillage du disque. Nous nous sommes partagé la tâche sur certaines chansons alors que sur d’autres, il a carrément tout fait», mentionne Francis Cabrel.

Le même Cabrel

Rock n’roll ou pas, l’auditeur habitué à Cabrel n’est pas vraiment dépaysé en écoutant Des roses et des orties. «C’est un nouveau disque, mais toujours du même Francis Cabrel», lance-t-il avec le sourire. Les textes sont tout de même toujours aussi intéressants et, outre l’amour, abordent des sujets qui préoccupent grandement la France tels l’immigration, le racisme ou encore de religion.

«La société française est plutôt inquiète en ce moment. On a beau changer de gouvernement, changer de système, nous sommes incapables d’en trouver un qui correspond. Nous passons de la droite à la gauche, de la gauche à la droite, mais rien n’y fait. C’est un peu morose en ce moment», admet cet ancien conseiller municipal qui a quitté la vie politique de son village en 2004 après deux mandats de six ans.

«C’est sûr que conseiller dans un petit village, j’étais face à des enjeux locaux, mais après 12 ans, je n’avais plus d’idées. C’est pour cette raison que chez nous, on devrait faire comme le système américain où les politiciens doivent quitter leur poste après deux mandats», ajoute-t-il.

Francis Cabrel sera de retour au Québec à l’automne en tant que parrain d’honneur du Festival international de la chanson de Granby, mais ce n’est qu’au printemps 2009 que le chanteur viendra présenter son nouveau matériel à ses fans québécois.

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