ALEXANDRE DÉSILETSLa voix de l’ivressePhilippe Renault Le Journal de Montréal 19-04-2008 | 04h00
On retrouve même sur son premier effort Escalader l’ivresse, une composition, Aléatoire, entièrement conçue autour de vocalises du jeune chanteur, dont le jeu des comparaisons avec un Thom Yorke est inévitable. Un concept un peu à l’image de son projet précédent avec le groupe Funami, Vocophilia, sur lequel tout était construit autour d’échantillons de sa voix. C’est d’ailleurs cette tendance à exploiter au maximum ses capacités vocales qui a charmé le public et les membres du jury lors du Festival international de la chanson de Granby en 2006. Désilets avait alors remporté les grands honneurs du concours. EN MAÎTRISE La sortie de l’album Escalader l’ivresse permet cependant au jeune homme originaire de l’Outaouais de montrer qu’il peut se démarquer autrement que par ses prouesses vocales. Il maîtrise parfaitement sa voix, mais est aussi capable d’une retenue et de nuances qui permettent de mettre en valeur des mélodies planantes à souhait et des sonorités raffinées livrées par des musiciens chevronnés tels Joseph Perreault (Pawa Up First), Serge Nakauchi (Pawa Up First), Robbie Kuster (Patrick Watson) et Jean-Philippe Gongalves (Plaster, Afrodizz, Beast). Cette pop aux variations trip-hop, drum n’bass et jazzées est aussi menée de main de maître par le réalisateur et arrangeur Jean Massicotte (Pierre Lapointe, Patrick Watson, Arthur H, Lhasa, Jean Leloup), qui assure également les claviers et la programmation. Mais la meilleure façon de découvrir toute l’étendue du talent de cet artiste demeure sans contredit de le voir à l’oeuvre sur une scène, ce que vous pourrez faire ce mardi au Verre Bouteille. Alexandre Désilets
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