JORANELa chanteuse célèbre ses 10 ans de carrièreVanessa Guimond 04-04-2008 | 20h40
L’évolution « Je n’ai jamais pris le temps de faire un retour sur ma carrière. Je vis toujours dans le moment présent », confie la chanteuse au bout du fil. Malgré tout, Jorane dit avoir constaté une évolution dans son art au cours de la dernière décennie. « Des débuts jusqu’à maintenant, j’ai l’impression d’avoir suivi un fil continu. Évoluer pour moi, c’est être capable de se renouveler constamment. Dans mon cas, c’était être capable de ne pas m’asseoir sur un même son, même si le violoncelle a toujours été au centre de ce que je fais. L’évolution doit se faire en continuant de chercher à transmettre des émotions », explique Jorane d’un ton passionné. Depuis la parution en 1999 de Vent fou, son premier disque, la chanteuse et violoncelliste, originaire de Québec, a lancé pas moins de huit albums et un DVD. À travers les années, cette passionnée de musique a eu l’occasion de collaborer avec plusieurs grands noms du milieu artistique tel que Lisa Germano, John Mellencamp, Simple Minds, Seal, Randy Bachman et Michael Brook. En 2003, elle s’implique vocalement et musicalement dans six pièces de l’album Afterglow de Sarah McLachlan. « J’ai fait beaucoup de rencontres très enrichissantes au fil des ans. Tous les artistes avec qui j’ai collaborée m’ont apporté des choses qui m’ont fait avancer. Il faut savoir que chaque album possède son propre univers, alors chaque collaboration est différente. L’important, c’est de savoir bien s’entourer et d’apprendre à se laisser aller », dit-elle. En ce sens, la musicienne tient à mentionner que Sébastien, son gérant, l’épaule dans sa carrière depuis le commencement. « Sébastien a toujours travaillé fort pour que j’aie l’opportunité de me réaliser. Il a toujours cru en moi, explique-t-elle. Nous travaillons ensemble depuis le début. Je lui en dois toute une », affirme Jorane en riant. Se ressourcer Avant la parution de son album Vers à soi en octobre dernier, Jorane a tenu à prendre du temps pour réaliser certains projets personnels. « J’avais vraiment envie de voyager, de découvrir autre chose. Ça m’a fait beaucoup de bien de vivre, de me laisser aller. Quand je suis en tournée, il y a plein de gens qui gravitent autour de moi et qui dépendent de moi. À ce moment-là, j’avais tout simplement envie de prendre la vie comme elle arrivait. C’est une chose que je fais musicalement, prendre les choses comme elles viennent, et je voulais pouvoir l’expérimenter dans ma vie personnelle », explique la chanteuse. Jorane a toujours aimé les voyages. Au cours de sa carrière, elle a eu l’occasion de donner des concerts dans plusieurs pays de la Francophonie, mais aussi au Mexique, aux États-Unis et au Japon. « Je considère que la musique est une langue universelle. La musique reflète l’état d’âme d’un être humain qui vit des émotions réelles. En ce sens, je crois qu’en tant qu’être humain, je vis des émotions qui sont universelles. La mort, l’amour, la joie et la tristesse sont des sentiments que je vis comme artiste, mais aussi comme être humain, explique-t-elle. C’est ça la beauté dans le monde des arts. Nous avons le pouvoir de rendre la musique universelle et de sentir que nous touchons les gens, et ce, peu importe où ils se trouvent dans le monde », explique la chanteuse. L’avenir Jorane effectuera un retour sur les planches du National pour une supplémentaire le 11 avril prochain. « Ce sera probablement la dernière fois que nous présenterons le spectacle Vers à Soi à Montréal », affirme-t-elle. Cependant, la chanteuse assure que son côté créatif ne cesse de bouillonner. « J’ai beaucoup de projets pour cet été, dont de la composition pour de la musique de film et de documentaire. Je pense même donner des concerts en duo dans certaines petites salles de spectacle du Québec », annonce-t-elle avec enthousiasme. Chose certaine, le fait que Jorane envisage l’avenir d’un bon œil ne l’empêche en rien de regarder le passé sans regret. « Je me sens privilégiée d’avoir pu suivre cette ligne musicale qui m’a permis non seulement de faire des disques, mais aussi de participer à une foule de projets. C’est tellement beau de constater à quel point tout ça a évolué. »
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