75E ANNIVERSAIRE DE L'OSMPassé prestigieux, avenir radieuxPhilippe Meilleur 06-04-2008 | 04h00
Le monde était bien différent à l’époque. En novembre 1934, Louis Athanase David, alors secrétaire de la province de Québec, annonce à la radio que les meilleurs musiciens classiques de la ville se rassembleront désormais sous une entité nommée Concerts symphoniques de Montréal. Deux mois plus tard, un premier concert est donné. Le chef se nomme Rosario Bourdon et il dirige notamment des pièces de Debussy, Beethoven et Tchaïchovsky. La représentation a lieu à la salle de l’école du Plateau, au parc LaFontaine. Pendant ce temps, à New York, un Montréalais nommé Wilfrid Pelletier dirige le répertoire francophone du très sérieux Metropolitan Opera. Lorsque l’annonce de la création des Concerts symphoniques est annoncée, le lien entre l’homme et l’institution se crée rapidement; en avril 1935, Pelletier en devient le premier directeur artistique. DE WALTER À NAGANO Au fil des années, la réputation du nouvel orchestre montréalais prend de l’ampleur. En octobre 1941, alors qu’en Europe la Seconde Guerre mondiale fait rage, le compositeur et chef d’orchestre d’origine allemande Bruno Walter dirige l’Orchestre symphonique de Montréal. Un peu plus tard la même année, le chef Désiré Defauw prend le relais de Wilfrid Pelletier, à qui on attribuera d’ailleurs plus tard le nom de la salle où s’exécutera l’OSM à la Place des Arts. Defauw régnera jusqu’en 1953, permettant à son orchestre d’être dirigé par de grands noms de l’époque tels Otto Klemperer et Pierre Monteux. À la fin de la saison 1953-1954, l’appellation des Concerts symphoniques de Montréal est abandonnée pour faire place de façon définitive à l’Orchestre symphonique de Montréal. En 1956, l’ensemble fait une interprétation fort remarquée du Requiem de Mozart. Entre 1961 et 1967, le chef indien Zubin Mehta, celui-là même qui allait diriger à plusieurs reprises le prestigieux Orchestre philharmonique de Vienne le jour du Nouvel An dans les décennies 1990 et 2000, prend les commandes. En 1981, il deviendra le directeur général de l’institution. En 1977 s’amorce la dynastie de Charles Dutoit, qui tiendra entre ses mains la destinée de l’OSM jusqu’en 2002. Au début de la saison 2006-2007, Kent Nagano prend le relais. Récemment, l’OSM a visé un public plus large avec l’interprétation des Glorieux, une oeuvre créée par François Dompierre. Le concert sera repris le 2 avril au Centre Bell, au cours d’une soirée mettant en vedette 1000 choristes qui interpréteront également la Neuvième Symphonie de Beethoven.
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