AVEC DEF LEPPARD ET REO SPEEDWAGONLes vieux routiers de Styx s’amènent à QuébecMarc-André Boivin 18-03-2008 | 16h42
«Nous avions fait 47 spectacles ensemble l’année dernière, dont un à Montréal et nous voulions revenir au Canada dans des villes que nous n’avions pas visitées. J’ai tout de suite suggéré Québec parce que nous avons toujours reçu un accueil chaleureux chez vous», affirme le guitariste de Styx lorsque joint à Calgary. Les trois formations sont ainsi reparties sur la route pour une tournée qui se poursuivra jusqu’à Sans Diego à la fin du mois d’avril. C’est évidemment la plus récente mouture de Styx qui performera juste avant la bande de Joe Elliott, avec Lawrence Gowan, qui s’est joint au groupe en 1999 en remplaçant le chanteur et claviériste Dennis DeYoung,. «Nous connaissions Lawrence parce qu’il avait fait notre première partie lors de deux spectacles au Québec en 1997. Nous connaissions son charisme et sa force avec le public. C’est le seul chanteur que nous ayons auditionné lors du départ de Dennis», confie James Young. La foule de Québec, en plus des classiques de Styx, aura d’ailleurs droit à certaines pièces de Gowan telle que Criminal Mind. Le meilleur Styx James Young ne s’en fait pas trop avec les gens qui affirment que cette tournée en est une de has been. «C’est difficile de répondre à ça. Aussi curieux que cela puisse paraître, nous avons quand même une nouvelle génération de spectateurs qui nous suit aujourd’hui. Nous avons sorti quelques albums au cours des dix dernières années. Il ne faut pas se leurrer non plus. Nous savons que les grands succès et les belles années sont plutôt derrière nous, mais tout ce que nous voulons, c’est donner une soirée de bon rock n’ roll aux gens qui viennent célébrer le classic rock avec nous», lance le guitariste. Malgré tous les changements que le groupe a connus au fil des ans, M. Young affirme que les chansons de Styx sont tout de même interprétées comme les originales. «Nous avons toutefois un tout nouveau moteur sous le capot avec Todd Sucherman à la batterie. Il est, selon moi, parmi les cinq meilleurs batteurs au monde, sinon le meilleur. Gowan est très différent de Dennis, mais a quand même plusieurs similarités. C’est le meilleur Styx que j’ai connu jusqu’à maintenant», ajoute-t-il. Les musiciens sont actuellement à préparer un tout nouvel album qui devrait contenir en grande majorité du matériel original. «Nous aimerions que le nouveau disque voie le jour l’an prochain. Nous comptons entrer en studio en octobre ou novembre», affirme James Young. Les amateurs de blues devraient s’y retrouver, le guitariste affirmant avoir renoué avec ses premières influences au cours des dernières années: «Je me suis rapproché de la communauté blues de Chicago. Je suis près de Koko Taylor et Bo Diddley. Ce sont mes racines, mais on ne sait pas vraiment vers quoi l’album va se diriger pour l’instant». Styx participera d’ailleurs à un concert au profit de la fondation de Koko Taylor, la reine du blues, au Vic Theater de Chicago 14 avril prochain. On y rendra hommage à Bo Diddley. Chuck Panozzo Le spectacle de Québec pourrait être une belle occasion pour les fans de Styx de voir le bassiste Chuck Panozzo à l’œuvre. Celui-ci, grandement diminué par le sida, participe à quelques concerts de temps à autre. «Nous pensions perdre Chuck il y a sept ou huit ans, mais avec les médicaments, la maladie s’est stabilisée. Il n’est par contre pas assez fort pour faire toute la tournée», fait savoir James Young. Ricky Philipps, anciennement des groupes The Babys et Bad English, est présentement le bassiste régulier de la formation, Panozzo effectuant une courte apparition en fin de spectacle. |