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RICK ALLISON

Fraudeur ou victime?

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
14-03-2008 | 13h53
La Banque Royale lui réclame 940 000 $, mais le producteur-auteur-compositeur et président de l'Espace Dell'Arte Rick Allison clame haut et fort son innocence. Il affirme avoir été victime d'une fraude interne commise par une personne de confiance à son emploi.

C'est en lisant l'article paru dans Le Journal de Montréal de vendredi dernier que Rick Allison, de son vrai nom Éric Vleminckx, a appris que la Banque Royale avait déposé une requête visant à saisir son immeuble de la rue Jean-Talon Est.

Une recherche interne a permis au président de l'Espace Dell'Arte de démontrer qu'il s'agissait d'une fraude commise par une employée à son service depuis dix ans.

«Une déclaration signée par cette personne reconnaissant avoir effectué les transactions à son profit a été obtenue», assure Gilles Corriveau, porte-parole de Rick Allison.

«Une plainte à cet effet a été déposée mardi soir et une enquête au criminel devrait être entreprise prochainement par la section des crimes économiques de la police de Montréal. Depuis, la Banque Royale a suspendu les procédures et rencontrera Rick Allison aujourd'hui», a dit M. Corriveau.

Mises en demeure

Jusqu'à maintenant, le président d'Espace Dell'Arte avait été tenu à l'écart des visites de huissier et des mises en demeure. En novembre dernier, la Banque Royale a constaté l'émission par Rick Allison d'une série de chèques sans provisions. Elle a alors annulé les crédits émis et réclamé le remboursement d'avances de fonds de l'ordre de 838 365 $ consenties à l'Espace Dell'Arte et près de 100 000 $ pour une marge de crédit et deux cartes de crédit que Rick Allison tarde à rembourser.

D'ici à ce que l'enquête soit résolue, l'Espace Dell'Arte continue ses activités normalement.

Rick Allison avait également défrayé la manchette en 2006 alors que son ancienne compagne et protégée Lara Fabian avait déposé une requête en injonction au Palais de justice de Montréal. La chanteuse belge y demandait au tribunal que Rick Allison lui laisse exploiter à sa guise des chansons contenues dans un catalogue qu'ils détenaient en commun afin de pouvoir les adapter en d'autres langues.

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