ANCIEN GUITARISTE DE KISS | AU MÉTROPOLISAce Frehley: de gros riffs hard rock sans maquillagePhilippe Renault Le Journal de Montréal 04-03-2008 | 13h09
Après Bruce Springsteen dimanche, une autre légende du rock était de passage à Montréal. Cette fois, il s'agissait d'Ace Frehley, célèbre guitariste de Kiss, qui se produisait hier soir au Métropolis. Toujours aussi rock, mais avec une attitude en totale rupture avec ses années de gloire. Effectivement, mis à part les nombreux chandails aux couleurs de Kiss portés par les fans, il n'y avait que très peu de liens à établir entre le renommé groupe et l'artiste qui fait maintenant carrière solo. Ce dernier se produit maintenant à visage découvert, sans le maquillage, et sans les costumes extravagants et le côté théâtral propres à la formation menée par Gene Simmons. À bras ouverts Donc voilà, les gros hits de Kiss n'étaient pas à l'honneur hier soir. Frehley était plutôt présent pour présenter son propre travail, surtout les compositions qui font partie de son nouvel album solo, dont la sortie est prévue d'ici quelques semaines. Un aspect qui n'a pas du tout semblé embêter les fans, qui accueillaient à bras ouverts chacune des notes lourdement assénées. Ce qu'ils voulaient, c'était voir à l'oeuvre la légende avec ses gros riffs hard rock, et ils l'ont eue ! Frehley est monté sur scène vers 21h30, immédiatement après la performance d'un groupe dépourvu de toute personnalité nommé The Ending, une sorte de Bon Jovi des pauvres. Mais en écrire plus à son sujet ne serait qu'une perte de temps. Simplement vêtu d'un t-shirt noir et d'un pantalon de cuir, Frehley n'avait qu'à pousser ses dynamiques solos de guitare pour emballer la foule. On l'a constaté d'entrée de jeu lors de son interprétation de Rip It Out, issue de sa toute première œuvre solo, en 1978. Mais heure de tombée oblige, il a fallu quitter l'amphithéâtre quelques instants plus tard. Le tout fut laissé entre les mains d'un as du divertissement capable d'offrir des soirées on ne peut plus endiablées. |