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Guy Bélanger - La musique à bouche à son meilleur
© Canoë/Marc-André Boivin
Le premier album solo de Guy Bélanger, en magasin le 26 février

GUY BÉLANGER

La musique à bouche à son meilleur

Marc-André Boivin
25-02-2008 | 18h03
Fidèle compagnon de Bob Walsh, l’harmoniciste Guy Bélanger lancera son premier album solo mardi. Il aura fallu patienter plus de 30 ans, mais l’attente en aura valu la chandelle.

Le principal intéressé est un habitué des collaborations ayant participé à une cinquantaine de projets depuis 1974, moment où celui-ci a quitté les bancs d’école pour se consacrer uniquement à son instrument. D’Éric Lapointe aux Colocs, en passant par France D’Amour et Linda Lemay, on en arrive à une conclusion assez simple. Lorsqu’un disque québécois se retrouve en magasin et que certaines chansons comprennent de l’harmonica, il y a de fortes chances que Guy Bélanger soit dans le coup.

Le musicien a aussi signé, en compagnie de Claude Fradette, les trames sonores des films Post-mortem et Gaz bar blues, pour lequel il a d’ailleurs remporté un Jutra, tous deux réalisés par son frérot Louis. Ce dernier prépare d’ailleurs le film Timekeeper avec Roy Dupuis et devinez qui sera responsable de la trame sonore? Eh oui, Guy Bélanger lui-même. Inutile de dire qu’il est occupé, le monsieur. Les séances d’enregistrement en studio pour ce film doivent débuter mercredi, tout de suite après le lancement qui doit se tenir au Lion d’or à Montréal.

Longue attente

C’est à se demander pourquoi Guy Bélanger a attendu aussi longtemps pour présenter un premier disque. «J’ai commencé à jouer en 74, mais j’ai commencé à être satisfait de mon travail seulement quatre ans plus tard. Je faisais énormément de studio pour d’autres artistes, alors pour moi, c’était déjà beaucoup d’avoir cette chance-là. Je ne suis pas diplômé en harmonica», lance l’artiste en riant.

Guy Bélanger avoue qu’il avait pensé à tout ça il y a une dizaine d’années, alors qu’on lui avait proposé d’entrer en studio, mais ce n’est qu’après avoir travaillé sur les trames sonores des longs-métrages de son frère qu’il a commencé à y croire plus sérieusement. «En travaillant sur Post-Mortem et Gaz bar blues, je me suis dit qu’il devenait maintenant cohérent que j’aie ma propre galette. Ça ne me tentait pas d’interpréter de vieux classiques du blues. Je voulais que ce soit pertinent. Je veux de plus continuer à collaborer, mais je voulais marquer le coup pour voir ce que ça donnerait», explique-t-il.

Des collaborations, il y en a de belles sur ce disque. Le musicien n’a pas eu trop de difficultés à convaincre les Bob Walsh, Kim Richardson et Gilles Sioui à participer au projet. «Disons qu’ils ont accepté tout de suite. Gilles est arrivé avec une composition magnifique alors que j’ai choisi moi-même les pièces pour Bob et Kim. Ce sont en fait des trucs que j’aimais depuis longtemps. Kim, en plus, avec la voix qu’on lui connaît, a apporté une tout autre couleur et une émotion à la chanson Lonely Night in Georgia. J’avais peine à croire que cette pièce allait se retrouver pour MON album», confie Bélanger visiblement heureux du résultat.

Il n’hésite pas une seconde pour dire que c’est le projet dont il est le plus fier. «J’ai pris beaucoup de temps pour le faire et aussi pour le préparer, mais tout au long, j’ai eu les coudées franches. Le choix des chansons et l’ordre de celles-ci sont en quelque sorte un carnet des voyages que j’ai fait avec mon harmonica. Je ne réinvente peut-être pas l’instrument, mais j’ai ma façon bien à moi de le jouer», affirme-t-il. Le capital de sympathie qu’attire l’harmonica et la fourchette de gens qui y portent un intérêt sont pour lui de bonnes raisons qui ont justifié cet album sur lequel Bélanger se fait aussi chanteur, le temps d’une chanson, soit Before You Accuse Me. Et il se tire pas mal d’affaire.

Les gens de la Vieille-Capitale auront plusieurs chances de voir le bluesman originaire de Québec au cours des prochains mois, à commencer par le 21 mars prochain alors que Bob Walsh sera à l’Anglicane. Il ne serait pas étonnant d’avoir droit à la pièce My Baby Don’t Tolerate lors de ce concert. Guy Bélanger donnera un spectacle le 18 octobre à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec.

«Je vais monter un show où il devrait y avoir des collaborateurs et des projections», affirme-t-il. Il ne serait pas impossible qu’il se retrouve sur scène cet été lors de différents événements reliés au 400e et il ne cache pas qu’il aimerait bien participer au Festival d’été de Québec. La trame sonore de The Timekeeper, elle, devrait voir le jour à l’automne, lors de la sortie du film. Bélanger a de plus participé à Belle et Bum la fin de semaine dernière, émission qui sera en rediffusion vendredi à 22 heures.

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