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Sylvain Cossette et les années 70 - Formule gagnante
© Courtoisie
Sylvain Cossette sera de passage au Grand théâtre de Québec le 22 mars prochain pour présenter son spectacle des années 70.

SYLVAIN COSSETTE ET LES ANNÉES 70

Formule gagnante

Marc-André Boivin
21-02-2008 | 15h24
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sylvain Cossette a visé droit dans le mille avec son retour dans le temps. Si son album réunissant des classiques des années 70 se vend carrément comme des petits pains chauds, le spectacle, lui, devrait permettre au chanteur et à son équipe de tourner pendant près de deux ans, sinon plus.

En magasin depuis octobre dernier, le disque a atteint les 20 000 copies vendues dès la première semaine, atteignant 50 000 copies en 29 jours et 100 000 en quatre mois. Rien de moins. Voilà qui prouve que le musicien a misé juste avec ce projet qui est, selon lui, né de la série de spectacles qu’il a donnés au Casino de Montréal. «Je faisais des pièces de comédies musicales auxquelles j’ai participé, en plus de quelques pièces rock de cette époque et la réaction face à ces dernières a été démesurée», explique le musicien qui confirme que le public a été d’une grande influence pour démarrer un tel projet.

«Quand je participais à des émissions de radio, on m’appelait pour me demander de faire un album de Queen par exemple. On sentait vraiment un engouement et de l’enthousiasme face à un tel projet. Des gens qui avaient vu le spectacle m’arrêtaient dans la rue pour m’en parler», affirme-t-il. Ce ne sont pas les classiques de ces temps pas si lointains qui manquent. Le choix de 15 chansons pour l’album a été plutôt difficile pour l’artiste. «Ça été rough de choisir. Quand tu prends un artiste comme Elton John par exemple, ce ne sont pas les hits qui manquent. On pourrait faire un album juste avec lui, Et ce n’est rien ça. Pour le disque, on a pas pris de chansons de Rod Stewart par exemple ou encore de Billy Joel ou de Genesis et Dieu sait qu’ils en ont eu des succès», lance-t-il.

L’artiste ne le mentionnera pas, mais il ne faudrait pas s’étonner de voir un volume 2 sortir à un moment ou un autre. Certains pourraient dire avec raison que les pièces de cette époque ont mal vieilli, mais Cossette, entouré de Matt Laurent, Toyo et de Michel Corriveau, pour ne nommer que ceux-là, offre, sur son disque, des versions revampées de titres tels que More Than A Feeling de Boston, Cold As Ice de Foreigner, Angie des Rolling Stones ou encore Let It Be des Beatles. «On ne voulait pas faire les versions exactement pareilles aux chansons originales. Ça aurait été trop facile de recréer le même son. C’est évident qu’on ne peut toucher la mélodie des pièces, mais on a décortiqué chacune d’elles pour trouver ce qu’on pouvait changer ou ajouter», ajoute-t-il.

Sylvain Cossette et ses musiciens vont offrir un spectacle de 2h30 avec pas moins de 35 chansons tirées de ces belles années lors de leur passage au Grand Théâtre de Québec le 22 mars prochain. Deux ans de tournée avec les pièces des autres, on serait en droit de penser qu’on peut se lasser rapidement, mais le musicien a une toute autre vision de la chose. «Un show comme celui-là, tu peux le retourner de bord complètement, en changeant une partie des chansons afin d’en faire quelque chose de complètement différents alors tu ne peux pas vraiment te tanner, confie-t-il. Le seul point négatif, c’est que les gens voudraient bien se lever et danser durant le spectacle, mais ce ne sont pas toutes les salles qui sont adaptées. C’est comme un show d’aréna. Il y a cet espèce de feeling comme si on était au Forum de Montréal», précise-t-il. En espérant que le Grand théâtre aura prévu le coup.

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