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Les Jérôme Charlebois - Étape par étape
© Canoë/Marc-André Boivin
Les Jérôme Charlebois seront en spectacle le 1er mars sur la scène du Théâtre du Petit Champlain

LES JÉRÔME CHARLEBOIS

Étape par étape

Marc-André Boivin
18-02-2008 | 17h36
On aurait tendance à penser que le fils d’une star telle que Robert Charlebois brûlerait les étapes et que son premier album serait immédiatement propulsé au sommet des palmarès. Mais il en est tout autrement pour Jérôme Charlebois qui compte bien prendre son temps sans abuser de l’héritage paternel.

Réglons la question du papa dès le départ. Les comparaisons sont inévitables et la ressemblance physique est frappante. C’est que le jeune homme de 27 ans a hérité des attributs physiques, chevelure incluse, de son papa. Certes Jérôme est fier de ce que son père a accompli durant sa longue carrière qui ne semble pas vouloir se terminer, mais il compte se faire un prénom, quitte à bûcher plus longtemps avant de se tailler une place au soleil.

Et tenez-vous-le pour dit, il veut lui aussi durer, ce qui n’est pas une mince affaire de nos jours. « C’est sûr que j’ai bénéficié de ses bons conseils. Je l’ai fait venir lors de la dernière journée de studio pour qu’il me guide un peu », confirme-t-il. Robert lui a aussi légué le texte de la chanson Daniella, écrit il y a plusieurs années par Réjean Ducharme, mais qui n’avait pas encore servi.

Le premier album de son groupe, Les Jérôme Charlebois, intitulé 27, a été lancé le 25 septembre dernier. Un clip a bien été tourné pour la pièce Mon petit côté français, mais la pièce n’a pas réussi à séduire les radios du Québec. C’est la chanson Lolita qui servira de deuxième extrait. « Nous ne sommes pas tellement commerciaux, alors je ne m’attendais pas à ce qu’on joue immédiatement à la radio. Nous restons dans l’underground et c’est correct comme ça. Les jeunes aiment bien parce que nous ne sommes pas super connus. Je vais quand même toujours rester moi-même », affirme le principal intéressé qui vit une situation comparable à celle du groupe Mes Aïeux qui a dû attendre deux ans avant que la pièce Dégénération ne perce les ondes avec le succès qu’on connaît aujourd’hui.

Loin de se plaindre, le musicien avouera qu’il trouve tout ce travail tout de même bien difficile. « C’est dur pour tout le monde. Je me produis moi-même, je n’ai pas une équipe monstre derrière moi, mais comme Pierre Lapointe ou encore Dumas, je vais y aller tranquillement, étape par étape », confie-t-il. Charlebois fils se tourne notamment vers le Web pour diffuser les pièces très festives de 27.

« C’est une belle vitrine, surtout lorsqu’on commence, même si ce n’est pas facile de voir l’avenir de tout ça. Il faut dire qu’il se vend beaucoup moins de CD qu’avant alors le Net devient important. Une chose est sûre, c’est que c’est très bien fait et on réussit à garder toute la qualité sonore des chansons », lance-t-il.

L’important, comme on dit, c’est de profiter de la visibilité offerte dans les spectacles pour toucher un maximum de spectateurs. Charlebois et ses musiciens seront de passage à Québec le 1er mars prochain sur la scène du Théâtre du Petit Champlain. Le groupe compte bien faire lever le party. Au menu, les pièces du disque, mais aussi des compositions un peu plus âgées et quelques-unes plus récentes et plus rock qui n’ont pas encore été mises sur disque.

« Dans le fond, le premier album est une belle carte de visite qui va nous permettre de jouer, jouer et encore jouer. Puis il y a les festivals durant l’été. C’est une période des plus importante parce que ça peut changer la perspective de l’album », affirme-t-il. Celui-ci voudrait bien avoir la chance de s’attaquer également au marché français, mais il se donne quelques années encore pour atteindre ce but.

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