PARISRetour à la source pour Sylvie Vartan06-02-2008 | 10h23
«Ce retour sur scène, c'est pour moi à la fois une thérapie et une bouée de sauvetage», a confié Sylvie Vartan à l'Associated Press, évoquant l'année difficile qui vient de s'achever, où en plus du décès de sa mère et du chanteur Carlos, qui fut son sécrétaire, elle «a eu très longtemps peur d'un dénouement moins favorable» dans l'affaire des soignants bulgares détenus et condamnés à mort en Libye. La chanteuse s'était totalement investie dans la cause, interpellant directement à l'époque le président Jacques Chirac. Le spectacle, articulé autour des titres de son dernier album studio Nouvelle vague (Mercury), sorti l'été dernier, retrouve les fondamentaux du rock et de la période yé-yé, dont elle fut une idole. «On a laissé tombé les shows à l'américaine, pour mettre Sylvie en scène dans un pur esprit rock'n'roll, entourée d'une quinzaine de musiciens et trois choristes et retrouver l'atmosphère de cette période où tous les rêves étaient permis», a expliqué à l'AP son mari, le producteur américain Tony Scotti, qui signe la mise en scène. Les fans étaient aux anges quand le spectacle s'est transformé en séance de disques à la demande, un juke box géante trônant au milieu de la scène. «J'ai épuisé mes musiciens et ça m'a obligée à reprendre mes cahiers et réviser tous les textes, mais vraiment ça en valait la peine», a glissé la chanteuse de 63 ans. Un parterre de célébrités dont Johnny et Laeticia Hallyday, Mireille Darc, Nana Mouskouri, Robert Hossein, Enrico Macias, Etienne Daho ou la ministre de la Santé Roselyne Bachelot ont, entre autres, assisté au concert de mardi soir. Après les autres concerts parisiens vendredi et samedi, Sylvie Vartan prend la route pour une dizaine de dates en France avec un crochet par la Suisse (Genève le 22 février), la Belgique (Bruxelles le 24), mais aussi Séoul (Corée du Sud) et Tokyo (Japon), pour trois concerts fin mars.
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