SIMPLE PLANPlace à la création et aux influencesPhilippe Rezzonico Le Journal de Montréal 02-02-2008 | 05h00
«On aurait pu mettre une chanson comme Take My Hand, très Simple Plan, en ouverture, dit Pierre Bouvier, mais on veut que les fans soient surpris. «On a appelé Danja (Nate Hills) parce qu’on voulait intégrer le son hip-hop qu’on entend à la radio dans le son de Simple Plan. Au départ, on a travaillé sur deux trois chansons avec lui, et après, ça comme donné un deuxième souffle à la production. C’est pour ça qu’on ouvre l’album avec le loop de When I’m Gone. Au troisième disque et avec plus d’expérience en écriture, on sait comment on fait pour écrire ce qu’on veut. La variété, c’est important. Pour moi, un album, ça doit t’amener dans plusieurs directions et te faire vivre d’autres émotions. Des chansons pour fêter, pour pleurer, plein de vibes différents.» NOUVELLES INFLUENCES Si Simple Plan a modifié son approche, il a aussi épousé des influences qu’on ne lui connaissait pas. Personne ne va s’étonner d’entendre Bouvier entonner un « Hey! Ho! Let’s Go! », durant Generation. Après tout, les Ramones représentent une influence évidente de Simple Plan. À l’inverse, la guitare de Jeff Stinco sur Holding On a du U2 dans le nez, tandis que Love Is a Lie pourrait être une inédite d’Oasis, tandis que le phrasé de Bouvier est identique à celui de Liam Gallagher. «Neil Young, je crois, a déjà dit qu’il faut que tu prennes tes influences pour te les approprier», note Bouvier. «Dans la musique pop, il y a combien d’accords, combien de mélodies que l’on peut reproduire, note le guitariste Sébastien Lefebvre. L’important, c’est de réarranger ça de façon originale. I Can Wait Forever a l’air d’une grosse ballade à la Aerosmith, mais quand tu l’écoutes, tu réalises que c’est une chanson bien à nous.» |