UN MOMENT MA FOLIEÉtonnante Amélie VeilleMarc-André Boivin 17-01-2008 | 19h41
Avec sa voix qui réchauffe et sa plume qui n’a rien à envier à bon nombre de ses confrères et consœurs, Amélie Veille a présenté, mercredi soir, une dernière supplémentaire de son spectacle, Un moment ma folie, à la Salle Albert-Rousseau de Québec. C’est d’ailleurs avec la pièce du même nom qu’elle a débuté la soirée, laissant toutefois ses musiciens, dirigés par Toyo, entrer sur scène avant elle, alors qu’elle avait déjà amorcé les premiers accords de la pièce. Puis la jeune femme fait son apparition en arrière-plan se dirigeant à l’avant tout de suite après son premier refrain. Dès le départ, le spectateur sait à quoi ressemblera sa soirée. Les styles varient, Amélie Veille s’élance aisément du rock à la ballade, en passant par le folk Les arrangements sont très sobres, mais hyper léchés, avec un Toyo qui en fait juste assez et qui sait, en vieux routier, quand s’arrêter. Si l’amour est présent dans plusieurs des textes, l’inspiration provient aussi du quotidien. Les pièces comme Stéphanie ou encore Ma coloc, pour ne nommer que celles-là, dérident la foule, que la chanteuse ramènera sur terre avec d’autres sujets comme le suicide ou l’absence d’un parent. Les petites histoires, racontées en guise d’enchaînements entre les chansons, sont elles aussi à leur place, toujours sympathiques et justifiées. La foule ne pouvait demander mieux. Autre moment fort de cette soirée bien remplie, la chanson Amour Tzigane avec des percussions et des voix bien présentes, interprétée juste avant l’entracte. Généreuse, Amélie Veille s’est permis quelques covers, dont Heart of Gold de Neil Young et elle a fait monter Maxime Landry sur scène, chanteur récipiendaire de la bourse du Club des ambassadeurs culturels de Beauce, le temps de reprendre Qui sait? de Daniel Lavoie. Les Beaucerons, qui étaient d’ailleurs nombreux dans la foule, ont démontré toute leur fierté à la suite de ce duo où les harmonies vocales se mariaient très bien. Les gens de Québec qui ont raté cette dernière supplémentaire pourront se rabattre sur le spectacle «On jongle avec les notes», soirée au cours de laquelle Amélie agira en tant qu’artiste invitée. Présenté le 2 mars prochain à la Salle Albert-Rousseau, pas moins de 350 choristes provenant de sept chorales de la Capitale-Nationale interpréteront notamment quatre chansons du répertoire de la jolie chanteuse dont trois en sa compagnie.
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