DU REEL À LA TARENTELLEÉtablir une traditionPhilippe Renault 22-12-2007 | 17h15
La première rencontre entre les deux artistes remonte à 2005, lors de l’enregistrement d’une émission de Belle et Bum. Depuis ce temps, les collaborations se sont additionnées et la chimie est bel et bien installée. Comment expliquer au juste cette grande cohésion entre les deux chanteurs aux inspirations différentes? «Juste le fait qu’on s’entende bien dans nos existences joue pour beaucoup. Nous partageons la même bonne humeur et la même énergie», explique Marco Calliari.
UNION MUSICALE «J’ai toujours été féru de musique du monde et ça fait plusieurs années que je joue de la musique italienne. Je connais des musiciens italiens et j’ai joué en Italie. Ça fait donc partie de mon répertoire. «Autant j’aime fouiller dans mon patrimoine, autant je vais chercher de l’exotisme d’ailleurs. Marco m’apporte un côté que j’ai le goût d’exprimer. Aussi, Marco est plus acoustique, tandis que moi j’élabore les fioritures. «Sur ce plan-là, je découvre beaucoup les autres musiciens et Marco. Je constate que nous sommes extrêmement compatibles. La musique européenne et celle d’ici se métissent bien», exprime l’ancien leader de La Bottine Souriante. «Dans les instruments aussi il y a des ressemblances. Il y a beaucoup d’accordéon dans les deux styles, tout comme le violon, la mandoline et la guimbarde», renchérit Calliari.
COOPÉRATION «J’ai eu un flash dernièrement. Je me suis dit que je pourrais chanter une chanson à répondre italienne pour le Québec. Finalement, je chante en italien, et Yves répond en français.On a aussi ajouté de la podorythmie. L’accent des deux pays se retrouve là-dedans», décrit l’ancien membre du groupe métal Anonymus. «Il y a 13 chansons sur 35 qu’on va faire ensemble. Je pars le show pour donner la couleur, puis j’invite Yves et c’est à ce moment qu’on commence les métissages», renchérit-il. «Après, on s’échange constamment le flambeau», ajoute Lambert.
NOUVELLE TRADITION ? «J’avoue qu’hier (mardi) j’étais beaucoup inspiré et j’ai senti qu’on pourrait facilement instaurer une tradition», confie Calliari. «J’ai déjà établi une tradition avec La Bottine Souriante en jouant au Club Soda durant les fêtes. Il n’y avait rien à cette époque entre Noël et le jour de l’An. Je suis donc à l’aise d’établir de nouvelles traditions. «Je trouve surtout le concept extrêmement intéressant. Dans ce milieu, c’est parfois dur de créer l’étincelle. Nos styles sont différents, mais cohérents», conclut Yves Lambert. Du reel à la tarentelle… sera présenté les 27, 28 et 29 décembre au Club Soda.
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