SUNNYMartin Fontaine convaincantReine-May Crescence 15-12-2007 | 09h09
Énergie débordante Seulement entouré de ses deux choristes, qui faisaient aussi office de danseuses, et de ses six musiciens (deux guitaristes, un batteur, un saxophoniste et un claviériste), l’ex-King de « Elvis Story » a su démontrer une fois de plus ses talents d’animateur et son énergie débordante. Du début jusqu’à la fin du spectacle, Martin Fontaine ne se donne aucun répit. On le voit courir d’un bout à l’autre de la scène, sans jamais perdre le rythme, prenant à peine le temps de respirer entre chaque chanson. Dès son entrée en scène, il rend hommage à la musique noire américaine en interprétant les grands classiques de ses idoles comme Ray Charles (Dont Set Me Free), les Beatles (I’ve Got a Feeling) ou encore Billy Preston (Wil It Go Round in Circles).On ne peut pas enlever à Martin Fontaine le «groove» qu’il a dans la peau et cette capacité, peu donnée à tous les artistes, de pouvoir faire lever la foule à ce point. De plus, il se glisse dans la peau des personnages qu’il incarne avec beaucoup d’aisance et de talent, ne cherchant pas à imiter, mais plutôt à proposer ses versions remodelées des grands classiques de la musique noire américaine. Martin Fontaine est tellement convaincant et naturel sur scène qu’il n’a pas besoin de forcer. D’ailleurs, ses prestations ressemblent davantage à de bonnes retrouvailles avec un public fidèle. Souvenirs Il s’agissait aussi de faire la promotion de son dernier album Sunny sorti récemment et sur lequel on retrouve les morceaux de musique funk, soul et R&B. De côté là, l’artiste en a mis et remis une bonne couche à plusieurs reprises, histoire de dire «achetez mon disque!», mais on ne va pas lui en vouloir. Après tout, tous les artistes sont dans cette même logique commerciale. On peut donc dire que ce spectacle Sunny relève le défi d’offrir au public deux heures non-stop de bons souvenirs musicaux avec un Martin Fontaine au mieux de sa forme et convaincant dans ses interprétations. Un bémol cependant: la salle Albert-Rousseau n’est pas le lieu idéal pour ce spectacle qui invite les gens à danser avec le band. Il aurait mieux valu un parterre dénué de chaises. |