EN ÉMERGENCE: DIDIER BOUTINParfaite intégration15-12-2007 | 04h00
Le Français d’origine y va aujourd’hui de son troisième album solo, L’amour n’a pas de sexe, conçu entièrement dans la Belle Province. Cette intégration a débuté en 1990, lorsque Boutin a fait la rencontre, à Québec, du groupe Les Cabochons, ce qui amené à la sortie d’un disque en 1992. Puis, sept années plus tard, il partageait un enregistrement avec la jeune formation Trémolo, devenue récemment El Motor. Il s’agit là de rencontres, au même titre que celles avec Jean Leloup, avec des ados à qui il a enseigné la musique dans des maisons des jeunes ou encore avec des finalistes de Cégeps en spectacle avec qui il a eu la chance de partager son savoir-faire, qui lui ont permis de véritablement s’incruster dans notre univers musical. L’année suivante, ce chansonnier qui allie électro et pop accrocheuse faisait finalement le saut en solo avec la sortie des Choses simples. EN AFFAIRES Ne manquait alors qu’un ingrédient pour confirmer sa parfaite intégration au Québec: se lancer en affaires. C’est ce qu’il a fait en 2004 en fondant la compagnie de production Le Salon Rouge. C’est sous cette étiquette qu’il a produit son second album solo, Sans le malheur, le bonheur c’est triste.Une sortie qui lui a d’ailleurs permis d’avoir sa place aux FrancoFolies de Montréal 2005. Et voici qu’il revient à la charge avec L’amour n’a pas de sexe,dans lequel les textes occupent toujours une place de choix, traitant tantôt du Fromage au lait cru, tantôt nous demandant ce que nous pensons de La Pornographie. Et s’il me demande ce que je pense de sa musique, je dirais sans hésitation qu’elle réconforte par sa légèreté et ses textes bien ficelés, tout en proposant de belles variations de genres dans l’habillage de ses chansons.
Didier Boutin
Tapis volant |