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En spectacle le 14 décembre à L’Anglicane  - Alain-François, un violoniste-chanteur qui « déménage »
© Mélanie Tremblay - Canoë
Alain-François

EN SPECTACLE LE 14 DÉCEMBRE À L’ANGLICANE

Alain-François, un violoniste-chanteur qui « déménage »

Mélanie Tremblay
07-12-2007 | 16h50
Alain-François, vous connaissez? Peut-être bien, puisqu’il en est à son deuxième album éponyme et que depuis les quatre dernières années, il a participé à la fête de la Saint-Jean-Baptiste sur les Plaines d’Abraham à Québec et au parc Maisonneuve à Montréal ainsi qu’au spectacle d’ouverture du Carnaval de Québec. Mais si ce nom ne vous dit rien, retenez-le, car il y a de fortes chances pour que ce dernier soit connu de tous d’ici peu. C’est du moins ce que son nouvel album, qu’il présentera en spectacle à L’Anglicane de Lévis le 14 décembre, nous laisse croire.

« Ma musique, je la décrirais comme du nouveau style traditionnel. Tout tourne autour du violon, mais j’adore emprunter des avenues différentes, tantôt pop et tantôt rock. Et j’aime que ça bouge. Donc, c’est extrêmement festif ce que je fais », décrit l’auteur-compositeur-interprète avec une passion qui se voit dans ses yeux.

C’est sûrement le fait que son grand-père, Rosario, lui ait légué son violon il y a 33 ans qui a animé la flamme chez Alain-François. Après la sortie d’un premier album portant son nom en 2003, il revient en force avec un second album du même nom, qui prend ses racines dans le folklore, mais de façon fort originale.

Compositions
Dans la même lignée que Les Cowboys Fringants et Mes Aïeux, les textes et la musique d’Alain-François sont intelligents. Ils accrochent parfois un sourire aux lèvres et même un éclat de rire. L’amour, le sexe et les conquêtes sont particulièrement au cœur de plusieurs de ses chansons, mais attention, aucune vulgarité n’est au rendez-vous.

L’artiste raconte 12 histoires simples avec des mots qui réveillent l’imaginaire, dont certaines sont en duos avec France D’amour, Mara Tremblay, Vincent Graton, Florent Vollant et Julie Lamontagne. On passe de Marie qu’il a rencontrée au supermarché et avec qui il se retrouve au lit menotté, à Des épinettes, qui raconte un amour sur Internet avec Ginette qui reste sur la Côte-Nord, là où il y a des épinettes et des épinettes, en passant par La Voisine qui se fait « swigner » les reins par mon oncle Edmond, mon oncle Ovila, le curé (...), à La clôture qui dénonce l’infidélité de façon ironique.

« Je veux transmettre le bonheur à travers ma musique qui s’inspire d’anecdotes personnelles, tout en gardant une touche live qui met de la vie. Je crois qu’on a besoin de ce style musical avec tout ce qui se passe dans la société. On a besoin d’évasion et d’avoir du fun », partage celui qui se dit rassembleur.

En spectacle
À écouter son album et des extraits d’une vidéo de promotion, pas de doute que ce doit être la fête lorsque Alain-François est sur scène. Son talent et son énergie combinés avec un violon, un cajon (instrument de percussion), une derbouka (instrument de percussion), des poubelles, des guitares électriques, une batterie, une basse et des caisses de bois permettent d’offrir des rythmes endiablés qui déménagent!

« Cet été, nous avons présenté une trentaine de spectacles mis en scène par le comédien Vincent Graton, un peu partout au Québec. Sur scène, nous essayons de faire découvrir autre chose au public. On reconnaît bien les chansons, mais avec la mise en scène et l’éclairage, c’est différent », raconte Alain-François.

Après une tournée au Québec, l’auteur-compositeur-interprète se dirigera dans l’Ouest canadien et qui sait, peut-être bien vers l’Europe, a-t-il confié en conclusion.

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