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Offenbach - Comme un tuxedo
Offenbach en 1984 : Pat Martel, Breen Leboeuf, John McGale, Gerry Boulet et Johnny Gravel.

OFFENBACH

Comme un tuxedo

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
01-12-2007 | 13h00
Amorcée en 1971, la carrière d’Offenbach se poursuivra sur scène et sur disque en 2008 avec une nouvelle mouture.

«On va avoir une nouvelle formation avec Bob St-Laurent à la batterie, Bernard Quessy aux claviers et Robby Bolduc à la basse», note McGale, qui complétera la formation avec Johnny Gravel, «si je suis capable de suivre».

Breen LeBoeuf ne sera pas des prochaines aventures pour des raisons de logistique.

«Je joue avec April Wine depuis le début de l’année et je dois garder mes disponibilités, dit LeBoeuf. Ces dernières années, les projets avec Offenbach ont toujours été de courte durée: une tournée de 12 shows, un spectacle aux FrancoFolies et on retournait à nos affaires. Comme déjà dit John, « Offenbach, c’est un tuxedo. On sort ça pour les événements spéciaux».

«On prévoit faire un disque en 2008 et c’est Bob St-Laurent qui sera notre chanteur, ajoute McGale. Dans les années 1980, personne ne chantait comme Gerry. Maintenant, les Martin Deschamps, Boom Desjardins, Dan Bigras, Garou, ce sont tous des chanteurs aux voix graves. Pour moi, trouver un chanteur qui chante comme Gerry et écrire des chansons de cette façon-là, ça serait comme vivre en arrière et faire un hommage à Offenbach.»

Ce sont des événements spéciaux comme le fabuleux spectacle Offenbach en fusion de 2004 avec Vic Vogel et celui du Centre Bell l’année suivante qui incitent McGale poursuivre dans cette voie.

«Ce que j’apprécie, c’est que le public a réalisé que Gerry Boulet n’est plus là. Ça fait toute la différence. Même au début, avec Martin Deschamps, le monde voulait voir Gerry Boulet. Aujourd’hui, même si c’est toi qui chantais Ayoye, c’est le début de l’intro de toune que le monde capote avec Johnny Gravel. Et le monde chante plus fort que les chanteurs, anyway…»

«Quand on a fait le Centre Bell en 2005, la foule nous enterrait pendant cette toune», se souvient LeBoeuf.

«J’ai dit à Martin: Farme-la. Laisse-les chanter, calvaire! lance Gravel. J’ai déjà dit ça à Gerry une couple de fois dans le temps: Ferme ta gueule. Ménage ta voix. Ils connaissent la toune plus que toi

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