Accueil Divertissement
 
JDM
Florence K. - Ce n'est qu'un début
Les feux de la rampe se sont allumés hier soir sur la chanteuse Florence K., qui a traversé l'Atlantique pour venir séduire les Français.

FLORENCE K.

Ce n'est qu'un début

Manon Guilbert
Le Journal de Montréal
20-11-2007 | 12h03
Les feux de la rampe se sont allumés hier soir sur la chanteuse Florence K., qui a traversé l'Atlantique pour venir séduire les Français.

La jeune femme de 24 ans, très à l'aise sur la scène de l'Européen, a offert un éventail complet de ce qu'elle sait faire: du blues, du jazz, du rock, de la bossa-nova et des rythmes latins. À ce jour, la belle a vendu 85 000 exemplaires de son premier album, Bossa Blue. Forte de ce succès, elle tente dans la foulée de conquérir la France.

Fille de la chanteuse d'opéra Natalie Choquette, Florence K. raconte qu'elle est venue dans cette même salle entendre sa mère qui y avait donné une série de spectacles il y a sept ans. La coïncidence est belle et, en ouverture de spectacle, en guise d'introduction, elle chante une jolie ballade racontant une petite histoire se passant à Paris, place Clichy, endroit même où se situe l'Européen.

«C'est une chanson que je fais dans mon spectacle au Québec et je la chante dès le début, comme je l'ai fait ici», dit-elle en écarquillant grand ses yeux sombres.

Déménagement

Florence K. tente le grand coup en France et se dit prête à venir y passer quelque temps si on le lui demande pour mieux s'y faire connaître.

Par son répertoire, la chanteuse et auteure-compositrice aborde des rythmes différents venus du Sud et empruntés au blues et au jazz, même au rock. Elle chante en portugais, en espagnol, en français et en anglais et propose un univers des plus éclectiques.

Hier soir, devant une salle à moitié pleine, 150 spectateurs que la grève des transports n'a pas effarouchés ont vibré à ses scats et à ses rythmes colorés que cinq musiciens ont amplifiés et soutenus avec brio tout au long de la performance.

À la fin de la soirée, à la sortie de sa loge, Florence K. a dit avoir bien senti la chimie qui s'était installée dès le départ entre elle et le public. Elle dit sa déception de voir que les magasins de disques avaient choisi de la qualifier de «voix latine», cette mention se lisant sur la pochette de son album Bossa Blue.

«Mon univers est plus large que ça, a-t-elle commenté. C'est vrai que mon album peut avoir l'air d'une pizza all dressed parce que je vais dans tous les sens et dans tous les rythmes, mais c'est mon univers, c'est là que je prends mon plaisir. Je ne veux pas me formater.»

Florence K., qui possède aussi la nationalité française par son père, est prête à venir installer sa carrière en France en déménageant toute sa petite famille.

«Il y a beaucoup de festivals de jazz en France et je suis prête à faire, comme au Québec, des petites salles pour me faire connaître doucement mais sûrement.»

Son passage à l'Européen et la promotion qui l'entourait ne sont qu'un début à cette carrière outre-Atlantique qui lui fait, de toute évidence, bien envie.

haut