IMAL'invitation intime d'une gypsyPhilippe Renault 11-11-2007 | 16h13
Et des invités, il y en aura beaucoup, avec pas moins de 11 musiciens sur scène et surtout des centaines d’amateurs qui meurent d’envie de réentendre des succès d’autrefois repris par l’interprète sur son dernier album. La principale intéressée se montre d’ailleurs épatée par tout ce qui lui arrive depuis le lancement de Smile, vendu à 50 000 exemplaires. C’est le cas de le dire, tout lui sourit. «Là, mon rêve est concret. Je le vis. Je suis présente depuis sept ans, mais c’est la première fois que j’ai une aussi bonne réponse du public. «Ce spectacle est donc beaucoup plus gros que les précédents, car mon bassin de fans est plus grand», soutient-elle.
TAPIS VOLANTS «C’est vrai qu’il y aura un voyage dans plusieurs pays, mais le tout avec la proximité d’un salon. On peut dire que c’est du gypsy de luxe. Les 11 musiciens apportent la richesse, tandis que moi je suis la gypsy!» lâche-t-elle.
QUE DU NOUVEAU «Je joue toutes les chansons de l’album, en plus de quelques surprises, d’autres reprises de chansons connues. Il n’y aura pas de chansons de mes albums précédents. Nous avons essayé, mais nous nous sommes rendu compte que ça n’apportait rien de plus. Ça ne marchait pas avec le reste. Étant donné que j’ai trouvé ma couleur avec le dernier disque et qu’il y a plus de chance que les gens connaissent ces chansons, nous nous sommes concentrés dessus», explique-t-elle. Malgré qu’elle ne s’attardera qu’à un seul album, elle soutient que son directeur musical, Guy St-Onge, et elle ont réussi à établir un alignement de chansons bien balancé entre différentes ambiances. «Il y aura aussi des moments plus doux et d’autres plus funky et soul, avec de la place pour les jams. Beaucoup d’arrangements de cordes ont également été ajoutés», décrit-elle.
INCLASSABLE «Pour être considéré comme francophone, l’album aurait dû contenir 70% de chansons en français, mais il n’y en a que 62%. Il n’y avait également pas suffisamment de chansons en anglais pour entrer dans les disques anglophones. On n’avait pas pensé à ça au départ. «J’ai trouvé ma couleur avec ce disque. Quand je me suis rendu compte que la réponse était belle, je me suis dit que j’aurais sûrement des nominations. C’est sûr que ça déçoit sur le coup, mais qu’est-ce que je peux faire? Je suis contente que Louis-José Houde en ait parlé, c’est une belle reconnaissance. En même temps, c’est normal qui y ait des règles et je suis d’accord pour l’aspect francophone», philosophe- t-elle. «Peut-être que la prochaine fois on va essayer d’avoir 70% en français », ajoute, sourire en coin, la porte-parole du Recours des sans-abri. |