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Van Halen au Centre Bell - Explosion de décibels
© Photo Journal de Montréal/Chantal Poirier
­ Van Halen renouait avec son chanteur d’origine, David Lee Roth, hier soir, au Centre Bell.

VAN HALEN AU CENTRE BELL

Explosion de décibels

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
11-11-2007 | 07h23
Il y a des spectacles que l'on va voir pour se distraire, pour être ému ou pour être transporté. Rien de tout ça, hier, au Centre Bell. Avec le retour de Van Halen avec David Lee Roth au micro, tout le monde était là pour s'éclater.

C'était même commencé avant que les boys ne mettent le pied sur scène. Pendant que Ky-Mani Marley - l'un des fils légitimes de Bob - chauffait la scène, il y avait des ballons et un sérieux parfum de dope. Tiens, il y avait même un dirigeable comme celui de Led Zeppelin aux couleurs de Van Halen qui flottait au-dessus de la foule à l'entracte. Sympathique usurpation.

L'explosion, la vraie, est survenue à 20h55: Roth, agitant un drapeau rouge au sommet de la passerelle, a lancé le party pendant qu'Eddie Van Halen torchait le riff ravageur de You Really Got Me.

Pendant les 10 premières minutes, on aura compris que cette réunion de Roth avec Van Halen n'était pas du bidon. Le monsieur aux pectoraux en ciment a encore un registre vocal incroyable qui lui permet de hurler les classiques des années 1970 comme s'il n'avait pas les 52 ans qu'il a eus le mois dernier. Et quand il donne un coup de pied vers le ciel plus haut que sa tête en virevoltant sur lui-même, Roth fait la démonstration qu'il est dans une forme optimale. Du sérieux.

Le guitar hero

L'autre sérieux, c'était Eddie Van Halen. Après avoir vu son solo supersonique durant I'm the One, on savait que le légendaire guitariste était dans un grand, grand soir. Complètement sobre, Eddie nous a rappelé durant Mean Street et Hot For Teacher pourquoi son nom figure aux côtés de ceux de Hendrix et de Page quand on parle des maîtres de la guitare rock.

Et si le guitariste pétait le feu, le père était tout aussi heureux. Quand Eddie s'est jeté à genoux devant son fils Wolfgang qui a fait de même durant Romeo Delight, c'était aussi touchant que délirant que de voir le paternel et l'ado de 16 ans jouer à qui pouvait aligner le plus de notes en une minute. Papa a gagné, bien sûr, mais fiston, s'il n'est pas du calibre de l'ex-bassiste Michael Anthony, est fort pour son âge.

Hymnes fédérateurs

Les boys se sont bien servis de la scène à deux paliers dont la passerelle poursuivait son chemin jusque dans la foule, tel un serpentin. Surtout durant les hymnes chantés à tue-tête. Sur ce plan, Running With the Devil et Dancing the Night Away - quand Roth jouait au strip-teaser - ont été parmi les bombes les plus efficaces. Il fallait voir les filles aux pieds de Roth agiter les pochettes des vinyles originaux de Van Halen durant I'll Wait. Au moment où nous mettions sous presse, aucune n'avait encore montré ses seins.

Il va y avoir des fans complètement sourds ce matin. Van Halen a revisité les "années Roth" avec des livraisons aussi pétaradantes qu'assourdissantes. Si les gars ont versé dans la nostalgie, ils ont prouvé qu'ils pouvaient encore jouer leurs classiques comme il y a 25 ans. Chapeau.

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