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Festival des musiques sacrées - Natalie Choquette, l’apothéose
© Olivier Artis (Canoë)
Natalie Choquette

FESTIVAL DES MUSIQUES SACRÉES

Natalie Choquette, l’apothéose

Olivier Artis
04-11-2007 | 23h11
Natalie Choquette a donné tout un spectacle pour finir le 11e Festival des musiques sacrées. Son récital de negro spirituals a séduit le public présent en grand nombre à l’église Saint-Roch. Son personnage de diva comique qui allie opéra et humour était à la hauteur des attentes. Sa magnifique voix empreinte d’émotions a retenti particulièrement dans l’édifice.

Natalie Choquette a interprété son récital de negro spirituals Blue Mamie devant près de 300 personnes. Le concert a été conçu pour le festival. Un cœur de huit voix mixtes et le son d’un piano ont raisonné. Elle a débuté le spectacle avec Nobody Knows the Trouble I’ve Seen. Le ton de la soirée était donné. Son personnage a raconté sa tendre jeunesse, alors que sa maman avait la santé fragile. La personne qui l’a gardée est nommée Blue Mamie. Elle l’a initiée à la musique, alors que sa mère succomba le lendemain de Noël. La tragédie se poursuit. Son père atteint d’une fièvre mourra.

Statique
L’artiste a proposé un opéra original comme elle sait le faire. Sa prestation était entrecoupée d’interludes de narration. Les spectateurs se sont montrés attentifs. Sa voix a donné une belle tonalité, aidée par l’écho de l’église. La magie du lieu s’est bien prêtée au spectacle. Par contre, sa tenue n’était pas haute en couleurs. La mise en scène a été adaptée pour l’espace du bâtiment. Mme Choquette s’est contentée de jouer sur la petite estrade, visible de tous. Les émotions étaient davantage ressenties par l’ouïe que par la vue. La soprano nous avait habitués à s’imposer davantage sur scène. La prestation « de sa vie » représente une bonne initiation à l’opéra. Parions qu’elle reviendra l’année prochaine.

Bilan flou
Selon Marcel Dallaire, président du Festival des musiques sacrées, le Festival a attiré davantage de gens que l’an passé. Cependant, il n’avance aucun chiffre. Il souhaite dorénavant attirer un public plus large et plus jeune. Pour cela, il dissocie bien la croyance de la musique. Néanmoins, il reconnaît que toutes les inspirations des musiques ont un lien avec le sacré, donc, la religion.

« C’est un événement ouvert à toutes les religions du monde et à toutes les époques. On ne l’associe pas au judéo-christianisme. Les gens pensent que c’est de la musique d’église ou de messe, mais ce n’est pas ça », expose Marcel Dallaire.

Le Festival a ouvert la porte à dix concerts de musiques allant du médiéval au gospel en passant par le negro-spiritual et d’autres. Une activité particulière a marqué cette édition. La soirée de l’Halloween a en effet été soulignée par un « marathon d’orgues » pendant six heures dans ce célèbre édifice de la Basse-Ville. Le film Le Fantôme de l’opéra était diffusé, simultanément, en version muette.

«C’était un temps fort, mail il y en a eu d’autres comme Vox Clamentis… un moment de grâce! L’église est un des meilleurs endroits pour des spectacles à voix ou a cappella. La hauteur donne de bonnes réverbérations. Pour les prochaines éditions, on proposera progressivement d’autres salles comme le Palais Montcalm», se réjouit M. Dallaire.

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