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Lancement du deuxième album de Quimorucru - Les Gaspésiens aussi minimisent les intermédiaires
© Marc-André Boivin - Canoë
Quimorucru

LANCEMENT DU DEUXIÈME ALBUM DE QUIMORUCRU

Les Gaspésiens aussi minimisent les intermédiaires

Par Marc-André Boivin
14-10-2007 | 20h04
Il n’y a pas que le groupe anglais Radiohead qui remet en question l’industrie du disque. Plus près de chez nous, les six Gaspésiens de Quimorucru, qui étaient de passage à Québec en fin de semaine pour la promotion de leur deuxième album, tentent eux aussi de minimiser les intermédiaires.

Comme Radiohead Les gars de Paspébiac étaient en pleine forme samedi soir alors qu’ils présentaient, dans une P’tite Grenouille pleine à craquer, leurs toutes nouvelles chansons tirées de Quimorucru II, qui fait suite au CD En attendant sorti en 2005. Réalisé par Hugo Perreault, anciennement d’Okoumé et actuel directeur artistique de Richard Séguin, le nouveau disque de la formation, à l’image du tout nouveau Radiohead, ne sera pas distribué de la façon conventionnelle, du moins pas dans les grands magasins.

« La situation qui prévaut dans l’industrie est devenue irréversible. Il faut trouver un moyen de se distribuer sois-même et d’être diffusé sans passer par les grandes compagnies », fait valoir le multiinstrumentiste Steve Delarosbil. « Nous avons joué aux Iles-de-la-Madeleine cet été devant 300 jeunes qui connaissaient toutes nos chansons par cœur. Pourtant, nous avons vendu environ 25 disques dans ce coin-là. Les jeunes ont téléchargé et gravé notre CD et c’est correct. Le disque devient de plus en plus une simple carte de visite », admet Steven Delarosbil, le jumeau de l’autre.

Musique festive Pourtant, Quimorucru II, qui fait toujours dans la musique festive et qui a bénéficié d’un bon mois d’enregistrement et de mixage, est de loin supérieur en qualité au premier CD du groupe. Les arrangements ont été travaillés davantage, les mélodies et le son démontrent une maturité et une évolution qui se fait sentir aussi dans le propos du groupe. « Nous trouvons que la machine est trop complexe et qu’elle mange beaucoup trop du travail que nous faisons. Alors, Internet devient primordial pour des groupes comme nous », confie Steven. On peut effectivement aller télécharger gratuitement certaines chansons sur le site de la formation qui mise davantage sur les spectacles pour faire parler d’elle et pour faire un peu d’argent.

Loin de vouloir se plaindre, les gars du groupe entrevoient le tout avec philosophie. «L’important pour se faire voir et se faire entendre, ce sont les spectacles. Notre disque, nous le donnons sur Internet et nous comptons sur les gens pour qu’ils viennent nous voir en spectacle. Et contrairement à ce que plusieurs pensent, une telle philosophie ne tue pas la créativité », affirme Steve Delarosbil. Il souligne de plus que les radios en région et dans la francophonie canadienne donnent un bon coup de pouce pour la promotion des chansons. Les jumeaux Delarosbil sont des plus prolifiques. Une cinquantaine de chansons sont en banque actuellement pour un éventuel successeur à l’excellent Quimorucru II.

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