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Éric Le Sage précède Alain Lefèvre - Un week-end de grands pianistes au Palais Montcalm
© Crédit King Records
Le pianiste Éric Le Sage

ÉRIC LE SAGE PRÉCÈDE ALAIN LEFÈVRE

Un week-end de grands pianistes au Palais Montcalm

Par Marc-André Boivin
12-10-2007 | 21h02
C’est fin de semaine de grands pianistes au Palais Montcalm. Alors qu’Alain Lefèvre est attendu dimanche en après-midi, celui-ci sera précédé par le pianiste français Éric Le Sage qui réserve deux soirées dédiées au compositeur allemand Robert Schumann.

Pas étonnant quand on sait que M. Le Sage est un spécialiste de Schumann. Le pianiste s’est récemment lancé dans un travail colossal en réenregistrant l’intégrale de la musique pour piano seul, musique de chambre et avec orchestre de Robert Schumann. Pas moins de 17 CD reprenant l’incroyable œuvre du musicien décédé en 1856 auront été lancés d’ici 2010. « Tous les quatre mois, un CD double va sortir sur étiquette Alpha », révèle Éric Le Sage joint par Canoë. « C’est très courageux de la part d’un éditeur de se lancer dans une telle aventure. Ça fait beaucoup de travail pour le musicien aussi, mais quand on joue de grands génies, ce n’est plus du travail », ajoute-t-il. Quelques volumes sont déjà disponibles en magasin ou directement à la compagnie de disque.

Avec des musiciens québécois
Il y a une semaine qu’Éric Le Sage est à Québec ayant présenté un spectacle la semaine dernière avec des percussionnistes des Violons-du-Roy. Vendredi et samedi au Palais Montcalm, le pianiste français sera accompagné de quatre musiciens québécois, soit Pascale Giguère et Jean-Sébastien Roy aux violons, Jean-Luc Plourde, alto et Benoît Loiselle, au violoncelle. Éric Le Sage n’avait d’ailleurs que de bons mots à leur endroit.

Au programme, donc, le 12 octobre : les 4 Fugues op. 72, études symphoniques et posthumes, de même que le Quintette en mi bémol majeur op.44. Pour la soirée du 13 octobre, les spectateurs auront droit à 3 Phantasiestücke op.111, Kreisleriana op. 16, les Chants de l'aube op.133 et le Troisième Trio op.110.

« Vendredi, nous abordons le côté solaire et positif de l’œuvre de Schumann alors que samedi, ce sera le volet plus poétique, fragile et romantique », affirme le pianiste qui a remporté de nombreux prix au fil des ans, notamment au Victoire de la Musique. « J’aime bien le côté autobiographique de la musique de Schumann, ajoute-t-il. Moi, je m’y retrouve personnellement, car j’aime le volet lyrique de cette musique ».

Éric Le Sage doit quitter Québec dimanche pour un court séjour en France où il n’aura pas le temps de défaire ses valises. Il doit effectivement présenter une série de concerts à Washington, Chicago et San Francisco au cours des prochaines semaines.

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