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LE MÉTAL CHRÉTIEN

Populaire aux États-Unis, mal perçu au Québec

Philippe Meilleur
Le Journal de Montréal
06-10-2007 | 05h00
Né dans les années 1970,le métal chrétien connaît actuellement une vague de popularité sans précédent aux États-Unis mais il est encore mal perçu à Montréal.

Les origines du mouvement remontent au début des années 1970, lorsque des groupes, dont Stryper et Resurrection Band, ont commencé à colporter des thèmes typiquement chrétiens sur une musique métal.

Au fil des décennies, la chrétienté est restée très présente dans les diverses formes que le métal adoptées. Du power metal au death metal, en passant par le black, chaque sous-genre a eu quelques groupes ouvertement chrétiens.

EN 2 POSITION

Ce n’est toutefois qu’au tournant des années 2000 qu’un sous-genre particulier, le metalcore, a commencé à englober une très large partie des groupes chrétiens. Ce style particulier de métal est normalement très brutal dans les couplets, alors que les refrains sont plus mélodiques et légers.

Des formations américaines – Underoath, As I Lay Dying et Norma Jean entre autres – connaissent notamment un succès phénoménal chez nos voisins du Sud. Le dernier album de Underoath, lancé à l’été 2006, s’est rendu jusqu’au deuxième rang du Billboard 200 et s’est écoulé à plus de 100000 exemplaires dès sa première semaine sur les tablettes.

PLUS DIFFICILE À MONTRÉAL

Contrairement aux États-Unis, où le mouvement est né, le métal chrétien est souvent mal perçu Montréal, selon les musiciens.

«Montréal est un endroit difficile pour les chrétiens, ce n’est pas très populaire d’être un croyant», déplore Kevin Fernandes, bassiste au sein de Breaking the Fourth Wall.

«La religion a davantage d’importance aux États- Unis, alors qu’ici les groupes sont plutôt portés à faire le party et à ne pas aller à l’église», ajoute Francis Reeves, batteur.

ESPRIT FERMÉ

S’ils ne peuvent expliquer les causes de cet éloignement des Montréalais vis-à-vis les valeurs chrétiennes, les membres de Breaking the Fourth Wall disent en ressentir les conséquences.

«Parfois, on voit des spectateurs à nos spectacles qui aiment visiblement ce que l’on fait, mais qui n’osent pas hocher de la tête ou danser parce qu’ils savent qu’on est chrétiens, dit John Donnelly. On reçoit aussi des messages dans notre MySpace de gens qui nous disent qu’ils nous aimaient… jusqu’à ce qu’ils apprennent notre religion. Ça ne fait aucun sens à nos yeux. Ils ont l’esprit fermé, alors que le nôtre est assurément ouvert.»

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