DISQUE D'OR POUR ME, MYSELF & USL'été de tous les succèsPhilippe Renault Le Journal de Montréal 18-09-2007 | 11h55
C'est beaucoup pour une artiste qui se produisait encore dans les bars de Québec il y a quelques mois de cela. Déstabilisée par tout ce succès instantané, la jeune femme? Pas du tout. Elle garde au contraire les deux pieds bien ancrés sur terre. «Je ne réalise pas ce que ça signifie, 50 000 albums vendus. J'essaie d'évaluer ce que représente une foule de 50 000 personnes et je ne suis pas capable», dit la jeune femme, rencontrée hier. «Ça peut paraître drôle, mais je ne me rends pas compte du phénomène, à part quand je vais à l'épicerie et qu'on me dévisage! Et c'est cool pareil parce quand les gens m'abordent, c'est pour me dire qu'ils aiment ce que je fais. Pour le reste, je ne le réalise pas parce que je ne regarde pas la télé et je n'écoute pas la radio. «Je pense que j'ai entendu une de mes chansons à la radio seulement une ou deux fois par hasard. En fait, l'une des seules différences est que mes shows sont sold out au lieu d'être devant 20 personnes qui disent de baisser le volume!» lance-t-elle. Reconnue par ses pairs Pascale Picard soutient cependant qu'il est encore plus gratifiant d'être reconnu par ses pairs, comme ce fut le cas avec ses nominations au Gamiq (meilleur album indie-pop et révélation de l'année) et maintenant à l'Autre Gala de l'ADISQ (album de l'année - anglophone). «C'est cool d'avoir cette reconnaissance aussi rapidement. Ça ne fait même pas six mois que je suis là et j'ai des nominations au Gamiq et à l'ADISQ. Je fais de la musique en ayant envie que le monde aime ça. Ce n'est pas une question d'argent», souligne-t-elle. Cette dernière ne se fait cependant pas d'illusion quant à ses chances de repartir avec un Félix, le 23 octobre. «C'est une grosse catégorie. Avec Gregory Charles, Jonas et Patrick Watson, je n'aspire pas au titre!» lâche-t-elle. |