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Hier soir - Un rush pour le coeur et la tête
© Photo Journal de Montréal/Chantal Poirier
Rush au Centre Bell

HIER SOIR

Un rush pour le coeur et la tête

16-09-2007 | 08h19

Peu importe le nombre de fois où l'on a assisté à un concert de Rush, une soirée comme celle d'hier au Centre Bell a de quoi combler le coeur et la tête.

Après une introduction vidéo dans laquelle les membres du trio canadien font un cauchemar à propos de serpents (référence peu subtile au plus récent album), les gars ont balancé coup sur coup Limelight et Digital Man.

La guitare était croustillante à souhait, la voix haute et planante comme on en a l'habitude, et la batterie sonnait fichtrement bien. S'attendait-on à autre chose?

Quelques minutes après les premiers accords, un premier constat s'imposait déjà: à la fois simple, dans les arrangements, et complexe, dans l'exécution et la construction, c'est sur scène que la musique de Rush prend tout son sens.

Le groupe allie ses morceaux avec des jeux de lumières et, surtout, des présentations vidéo qui ont le mérite d'attirer le regard.

On n'ira pas jusqu'à qualifier l'ensemble de particulièrement innovateur, mais il s'y trouve un petit quelque chose de spécial, un petit je-ne-sais-quoi qui inspire une sorte de joyeuse nostalgie.

Le meilleur pour la fin?

Au moment où les narines commençaient à capter les premiers effluves de substances interdites en provenance des gradins, Rush livrait Monkey Business et Larger Bowl, deux pièces du nouvel album, Snakes and Arrows. On retient aussi la brillante interprétation de Between the Wheels et Dreamline en fin de première partie. Délirant, même si l'ardeur de la foule de plus de 13 000 personnes a semblé se refroidir quelque peu pendant l'entracte d'une vingtaine de minutes.

La deuxième partie s'est ouverte avec Far Cry, suivie de Working Them Angels et Armor And Sword.

Au moment où nous écrivions ces lignes, le fameux solo de batterie de Neil Peart, sans lequel un spectacle de Rush n'en serait pas un selon un connaisseur rencontré hier soir, se faisait toujours attendre, tout comme les succès Tom Sawyer et YYZ.

On suppose que le trio gardait ses meilleures armes pour la fin...

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