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Genesis: de Lyon à Montréal - Une logistique énorme
Photo PC/Frank Gunn
Mike Rutherford, Phil Collins et Tony Banks à Toronto.

GENESIS: DE LYON À MONTRÉAL

Une logistique énorme

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
07-09-2007 | 12h42
«Portes: 5h30. Test de son: 18 h. Souper: 5h30-19h30. Genesis: 20h30. Couvre-feu: minuit. Production: voyage de nuit vers Rome, Italie, 967 kilomètres, 14 heures de route.»

Ça, c'est la notice qui était affichée sur tous les murs des coulisses du stade Gerland, à Lyon, le 12 juillet dernier, lors du passage de Genesis en France. Nul doute qu'il y en aura une de ce genre au BMO Field, ce soir, à Toronto, et une autre au Stade olympique, vendredi prochain.

Cela donne une bonne idée de la logistique qui entoure le groupe et des défis auxquels ont fait face Howard Hopkins et Steve Jones, les maîtres d'oeuvre de la production colossale de Genesis.

«En Europe, notre plus gros défiétait le fait que l'on alignait des dates dans des stades. Ce n'est pas comme si nous passions d'un stade à un aréna», dit Hopkins

Pour cette tournée mondiale, Genesis dispose de trois types de scènes de dimensions variables, selon les stades et les amphithéâtres visités, et trimbale une caravane de plus de 100 camions et une équipe de près de 400 personnes. Mais en Europe, le temps de chien s'est mis de la partie.

«Il a plu lors de 80 pour cent des spectacles présentés, note Hopkins. Déjà que c'est une production difficile à gérer... C'est devenu encore plus compliqué.»

Six mois de préparation

La massive structure métallique de Genesis a été construite par la firme Stage Co., tandis que la petite scène centrale sur laquelle prennent place Phil Collins, Tony Banks, Mike Rutherford, Chester Thompson et Daryl Stuermer est une création de la compagnie Brilliant, précise Steve Jones. Outre la construction des scènes, la production liée au spectacle a mis des mois à être mise en place.

«Certains des éléments visuels que vous avez vus ont mis six mois à voir le jour, soit de novembre 2006 à mai 2007», précise-t-il.

Comme les Montréalais le verront la semaine prochaine, certaines chansons proposées dans le spectacle sont soutenues par des projections étoffées. Quelle était la latitude créatrice pour les gens de la compagnie One. dot Zero, qui ont concocté le support visuel?

«Ce n'est pas tant qu'il y avait un set-list - l'ordre des chansons durant le spectacle - bien précis à respecter, plutôt qu'un choix potentiel de chansons à la disposition des créateurs, poursuit Jones. Mais il fallait imposer des limites, sinon on aurait pu faire un spectacle de six heures tellement il y a de matériel et de chansons. C'est pour ça que ce que vous verrez en Amérique est très similaire à ce que nous avons fait en Europe.»

Peu d'espace de manoeuvre

Le commentaire de Jones rejoint un peu l'intention de Collins livrée lors du point de presse tenu mercredi au Air Canada Center. Avec un tel support visuel, la marge de manoeuvre pour modifier la sélection des chansons est pratiquement nulle.

«J'ai lu il y a six mois des propos qui rapportaient ce qu'on avait l'intention de faire durant cette tournée, avant même que l'on ait décidé de le faire », a rigolé Collins.

Ce que Collins, Banks et Rutherford ont fait, assurément, c'est de tracer les paramètres visuels qu'ils voulaient pour colorer leurs chansons.

«La plupart des idées proviennent du groupe et c'est la compagnie de production qui les a menées à terme», confirme Jones qui dit qu'en Amérique du Nord, avec trois spectacles en stade - et seulement deux à l'air libre -, l'équipe de production n'aura plus à se préoccuper des caprices de dame Nature.

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