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Scorpions - Puissance sans artifices
©Canoë
Matthias Jabs, guitariste de la formation Scorpions

SCORPIONS

Puissance sans artifices

Philippe Meilleur
Le Journal de Montréal
31-08-2007 | 12h49
«Nous ne voulons pas être un groupe du passé!» avait lancé le chanteur du groupe Scorpions, Klaus Meine, pendant une conférence de presse montréalaise la semaine dernière. Son groupe a joint la parole aux actes hier soir sur le Quai Jacques- Cartier.

Les gars ont peut-être perdu un peu de la fougue qui les animait dans les décennies passées, la musique de Scorpions se conjugue encore très bien au présent.

Faisant leur entrée au pas de course pour entonner Hour 1, l'ouverture de leur dernier album, les cinq musiciens ont semblé ravir les quelque 4000 spectateurs rassemblés sous un ciel clément. Mention honorable au présentateur qui a souligné «les 25 ans de rock» de la formation... créée en 1969. On a quand même compris ce qu'il voulait dire.

Le groupe avait promis un spectacle sans artifices et il a tenu parole. Outre deux gros drapeaux aux couleurs de l'Allemagne, la scène était très dépouillée et laissait toute la place à un éclairage plutôt pastel. Une bonne affaire? Peut-être, surtout lorsqu'on observe les mouvements drôlement énergiques des musiciens.

Après dix minutes, on se rend à l'évidence. On aime voir le guitariste blond Rudolf Schenker bouger comme un personnage du jeu vidéo Guitar Hero, le chanteur Klaus Meine sortir sa tambourine et distribuer des baguettes à la foule, le batteur James Kottak se démener comme un diable sur un gros gong, torse nu...on comprend vite que les jeunes métalleux contemporains, disons comme Avenged Sevenfold, n'ont pas inventé le duo de guitaristes dos à dos en 2007.

Rappeler la jeunesse

La semaine dernière, le groupe avait organisé une conférence de presse à Montréal, pour laquelle quelques médias seulement s'étaient déplacés, ce qui avait provoqué la colère du gérant sur place.

Hier soir, toutefois, pas de doutes à avoir sur la puissance d'attraction du quintette allemand. La foule répondait aussi bien aux classiques (Coast to Coast et Send Me A Angel) qu'aux nouveaux morceaux (Humanity a notamment cartonné). On imagine que l'heure de tombée nous a fait manquer d'autres tubes comme Rock You Like An Hurricane et Wind of Change.

Même si Klaus Meine ne veut pas que son groupe soit associé au passé, un spectateur babyboomer rencontré par hasard hier nous a lancé: «On vient ici pour se rappeler de notre jeunesse!» Ne le dites surtout pas aux gars de Scorpions...

Il s'agissait du deuxième arrêt québécois de la tournée Humanity de Scorpions, qui a été présentée samedi à Shawinigan devant 3500 spectateurs. Le groupe jouera demain à Chicoutimi.

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