FRANCOFOLIES DE MONTRÉALFil conducteurPhilippe Rezzonico Le Journal de Montréal 22-07-2007 | 12h02
Boucher, dans ce spectacle qui met en vedette Lynda Thalie, H’Sao, Taima, Marco Calliari et le Roberto Lopez Project, il devient d’emblée le Québécois de souche. Était-ce l’idée derrière ce concept? «Il faudrait demander ça à Hydro-Québec» (N.D.L.R.: le commanditaire de la soirée), répond Boucher en éclatant de rire. «Écoute (regard sérieux), je suis de ceux qui croient que dans un endroit donné, il faut qu’il y ait une culture majoritaire, comme on le voit aux États- Unis, en France ou au Canada anglais. Il faut que ça soit comme ça au Québec aussi, mais ça prend du monde de partout, ça prend des minorités culturelles. Ce n’est pas incompatible qu’un souverainiste anime un show multiculturel. Ça coule de source! Tous les artistes qui sont sur ce spectacle sont des artistes québécois et ils font carrière ici. Ils ont des origines diverses, comme les miennes sont canadiennes françaises.» Dans ce spectacle qui mettra en vedette des Québécois aux racines d’ailleurs, Boucher aurait même aimé avoir encore plus de monde sous la main. «Tant qu’à avoir des minorités culturelles, ça aurait été le fun de voir aussi un artiste anglophone au sein de ce spectacle. Quelqu’un comme Patrick Watson, par exemple. Ça sera pour une prochaine fois.» Si Marjo et ses hommes sera un spectacle de Marjo auquel vont participer des invités, la Grande fête multiculturelle n’est pas un spectacle de Daniel Boucher. Le fil conducteur «Nous (Boucher et ses musiciens), on va servir de house band, dit l’artiste qui précise que les répétitions s’amorcent demain. Je vais être l’animateur, le maître de cérémonie, bref, le fil conducteur qui va relier tout le monde. Il y aura aussi les musiciens des autres artistes, des cuivres, un violon, des percussions, bref, toutes sortes d’affaires… «C’est pareil comme si on refaisait tous notre cégep en accéléré (rires), avec la salsa, les rythmes africains et arabes. On va faire du Lynda Thalie, du Marco Calliari, du H’Sao – eux, ils ont des voix formidables – et aussi des tounes de Daniel Boucher. Le défi, en gros, il est rythmique. Il va falloir lier tout ça. On verra ça en répétition, mais je peux te dire que ça va être convivial. Il n’y aura pas de déplacements de micros et d’instruments. J’ai même demandé au metteur en scène Pierre Boileau que ce ne soit pas un show à numéros et de prévoir un espace où les artistes pourront demeurer sur scène plutôt que d’aller en coulisses, histoire de prendre un kir ou un caribou en regardant le show.» Comme des Québécois… tout court. Daniel Boucher et une foule d’autres artistes donneront le coup d’envoi des 19e Francofolies, jeudi soir (21h), avec le grand spectacle d’ouverture sur la rue Sainte-Catherine. |