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Festival d'été de Québec - Agnès Beauregard : 3 gars, 1 nom de fille!
© Dominique Lavoie
Gabriel Plante et Nicolas Couture du groupe Agnès Beauregard

FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC

Agnès Beauregard : 3 gars, 1 nom de fille!

Dominique Lavoie
14-07-2007 | 19h30
Le Festival d’été tire à sa fin, mais les spectacles ont toujours le même élan. À preuve, ce samedi midi, sous le beau soleil de juillet, en pleine heure de promenade du week-end, le public a reçu tout un cadeau du Festival : une jeune formation québécoise qui donne l’impression d’avoir roulé sa bosse depuis longtemps! Agnès Beauregard est un band qui fera parler de lui. Du rock solide, senti, offert généreusement par 3 musiciens passionnés. La bonne musique parle d’elle-même et la voix du groupe Agnès Beauregard l’offre sans artifice.

Un son «rocky» à fond la caisse

Le groupe, composé de Gabriel Plante à la guitare, de son frère Christian à la batterie et de Nicolas Couture à la basse, a participé à d’autres formations musicales avant de se lancer. « Ça fait 4 ans qu’on est ensemble. «Quand on a starté ça, on voulait faire danser le monde. Y aller dans un rock’n roll funké un peu. On a appris chacun sur le tas. Nicolas, par exemple, a fait partie du band métal «Out of This World». Moi (Christian), je jouais de la guitare dans un groupe punk avant de jouer de la batterie». Même chose pour Gabriel qui a longtemps évolué dans l’univers du chansonnier. Le groupe se dit un peu punk rock, mais ne veut pas se limiter dans les étiquettes. « On essaie de ne pas avoir d’étiquettes, on veut pas faire un album avec toutes des tounes pareilles. On va chercher un créneau qui manque au Québec (un mix de générations) du bon rock solide. On compare ça souvent à Pag (Pagliaro) et Offenback».

Quiconque découvrait le band à la Place d’Youville ce midi, pouvait mesurer des influences diverses, en passant par des envolées rappelant les premières années de Black Sabbath, des accents punks à la basse mélodique des Red Hot Chili Peppers, jusqu’au rock énergique d’un Robert Charlebois du bon vieux temps, tout ça avec des vagues grunge et punk-rock. Paradoxalement, une unité ressort de cette musique et c’est là qu’elle transcende les modes. «Les commentaires ont toujours été bons. Le commentaire qu’on a eu le plus souvent est que c’est rare d’avoir un band francophone qui réussit à faire sonner ça « rocky » et à fond de train. Souvent, de ce temps-ci, la tendance est au folk-rock et nous, on arrive avec quelque chose de déjanté, à fond la caisse. Le monde allume vraiment».

Un album dès le mois d’août

De toute évidence, le groupe est très fier et impatient de sortir son premier album au mois d’août. Il compte là-dessus, avec la promo et les spectacles, pour enfin se faire connaître. C’est grâce à l’IMF du Québec, l’incubateur de musique francophone du Québec, qu’on a pu sortir notre premier disque, avec André Verreault qui a accroché tout de suite et Richard Samson. Cette production est composée de 14 pièces, dont la sélection leur a donné un véritable casse-tête, car elles sont toutes différentes. C’est souvent Gabriel qui compose les paroles et la musique. Puis le groupe travaille le tout ensemble, chacun apportant ses idées, la meilleure étant retenue au final.

Cherchez la fille

Finalement, grande question, pourquoi «Agnès Beauregard» ? « Pour rien », nous dit Gabriel. « Ça prenait un nom pour le band et j’aimais beaucoup Alice Cooper, un nom de fille, et ça prenait un nom de fille québécois. J’ai trouvé «Agnès Maltais», j’ai gardé «Agnès», et «Beauregard» vient d’une notice nécrologique». Chose certaine, ça attire l’attention puisqu’il n’y a pas de fille, au grand dam des techniciens qui anticipent souvent une Agnès Beauregard en chair et en os…

À coup sûr, ce groupe fera parler de lui ; à coup sûr, de belles perspectives de succès s’ouvrent devant lui. Entre temps, il prend le temps de bien préparer la sortie de l’album et poursuit son chemin…

Pour voir les dates de spectacles, rendez-vous sur leur site web : www.MySpace.com/AgnesBeauregard.

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