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Woodstock en Beauce - Les vieux routiers toujours capables
© Photo Canoë/Marc-André Boivin
Michel Pagliaro a toujours la cote auprès des festivaliers

WOODSTOCK EN BEAUCE

Les vieux routiers toujours capables

Marc-André Boivin
01-07-2007 | 13h59
Les organisateurs de Woodstock en Beauce avait concocté une troisième soirée qui allait plaire aux amateurs de rock un peu plus âgés hier. Même si le groupe ska The Planet Smashers ouvraient le spectacle, c’était pour Heart, Pag et Éric Lapointe que la plus grosse foule s’était déplacé.

Les sœurs Ann et Nancy Wilson ont dû commencer avec un petit retard, parce que ça refoulait aux portes. On s’attendait à ce que Heart démarre le spectacle déjà, sur les chapeaux de roues, mais le duo avait plutôt choisi la douceur pour débuter la prestation. La foule chantait avec Ann, qui a le plus changé au fil des ans. La madame a prouvé qu’elle pouvait toujours pousser la note. Nancy, à la guitare, en a impressionné plus d’un à la guitare. Le groupe a évidemment aligné succès après succès avec les chansons Magic Man, Barracuda, Crazy on you, Alone, pour ne nommer que celles-là. On comprend maintenant pourquoi le groupe, que l’on croyait disparu, a un été aussi chargé.

Aperçue sur les lieux du crime, la chanteuse Angel Forrest ne dissimulait pas son plaisir et a avoué qu’elle avait toujours été une fan des sœurs Wilson. Forrest qui a participé à rien de moins que neuf éditions de Woodstock en Beauce, travaille fort ces temps-ci. La chanteuse vient de terminer l’enregistrement d’un album de Noël qui sera disponible en novembre et retournera en studio pour enregistrer une suite à Here for you sorti en 2005.

Puis 23h est arrivé et les festivaliers qui s’attendaient à voir Pagliaro sur les planches ont dû patienter un peu. C’est plutôt sa femme, Stephend, qui a tenté de soulever la foule. Telle une Mastercard, Pag, ne se déplace jamais sans elle. Et pas question qu’il ne joue avant qu’elle ait fait sa prestation. Disons qu’elle n’a pas vraiment passé le test. On voit que Mme Pagliaro veut, mais elle en met un peu trop au goût de tout le monde. Le coup n’avait été prévu par personne.

Il était près de minuit quand son mari est monté sur scène pour enfiler ses grands succès. Ti-bidon, Rainshowers, Les bombes, Dangereux, en duo avec son épouse et le classique J’entends frapper que tout le monde entonne, encore et encore. Le vieux Pag est lui aussi toujours en forme. Parions que sa femme n’est pas étrangère à ce regain d’énergie.

C’est à 2h du matin que Lapointe a donc pris possession de l’endroit, de l’événement et de la foule. Faire commencer Éric Lapointe un peu plus tard comporte toutefois certains risques. Éternel adolescent, le chanteur a la démarche plutôt sinueuse et les phrases deviennent un peu plus dure à construire. Il admet au départ que le coude a été levé à plus d’une reprise en attendant le début de son spectacle. Inutile toutefois d’en ajouter, cela ne l’a pas empêché de donner son spectacle. Les spectateurs ont eu droit au Greatest Hits de Lapointe en entier. De Invitez les vautours à N’importe quoi, en passant par Mon ange et Coupable, rien n’a été oublié. Nommez une chanson, Lapointe l’a jouée et la foule l’a chantée. Les festivaliers sont retournés à leurs tentes encore une fois ravis.

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