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Martin Khouzam - Faire ses classes au Japon
© Photo Journal de Montréal Yvan Tremblay
Après le Japon, le Montréalais Martin Khouzam tente une percée au Québec avec l’album Believe.

MARTIN KHOUZAM

Faire ses classes au Japon

Philippe Renault
Journal de Montréal
03-06-2007 | 13h13
Il a beau être né et avoir grandi au Québec, c’est au Japon que Martin Khouzama fait ses premières armes en tant que musicien. Un parcours pour le moins inusité pour ce jeune homme qui tente maintenant une percée dans son patelin.

Ça peut paraître cliché, mais le cheminement de l’auteur-compositeur- interprète est véritablement une suite d’heureux hasards. Loin de lui était l’idée de faire de la musique son gagne-pain lorsqu’il s’est envolé pour l’Asie, en 2002.

«J’avais 24 ans à l’époque. J’ai un ami qui est passé chez moi pour me dire qu’il allait enseigner au Japon. Je le trouvais chanceux. Le lendemain, il est revenu avec la documentation pour obtenir un emploi là-bas. Je n’avais jamais rien enseigné de ma vie, je sortais tout juste des HEC.

«Mais trois semaines plus tard, je passais des entrevues et j’avais la job pour enseigner l’anglais», relate le chanteur folk.

Première armes

Ce dernier n’en était alors qu’à ses premières armes comme musicien.

«J’ai toujours écrit, mais pas nécessairement des chansons. Aussi, ça ne faisait que six ans que je jouais de la guitare. Quand je suis revenu après quelques mois, j’ai fait un démo que j’ai rapporté là-bas. J’en donnais à mes amis et il y en a un qui a remis un exemplaire à un gars qui avait un bar. Il a commencé à le mettre et, plus tard, c’est là que j’ai fait mon tout premier show.

«Des gens dans d’autres bars m’ont aussi entendu et je me suis ramassé à me produire de deux à trois fois par semaine», ajoute-t-il.

Quelques mois plus tard, un contrat de disques et un nouveau démo de sept chansons en compagnie du réputé réalisateur japonais Masatsugu Kawai (gagnant de nombreux prix tant en Asie qu’en Amérique du Nord) s’offraient à lui.

«J’ai l’impression que ma vie n’est que chance par-dessus chance!» lance-t-il.

«On se disait que si je vendais 1000 exemplaires en deux ans de mon disque, ce serait bon. Mais après quelques mois seulement, nous étions rendus à notre deuxième édition. J’en ai finalement vendu près de 5000 en peu de temps, avec un minimum de promotion», renchérit-il fièrement.

Retour à la maison

C’est à ce moment qu’il a décidé de revenir chez lui.

«Je me suis dit que j’aimerais voir ce que je peux faire dans le marché francophone et anglophone, surtout à Montréal car c’est un bon milieu musical. C’est une bonne scène même si c’est souvent plus dur pour ceux qui chantent en anglais comme moi.

«J’ai aussi eu la chance de garder tous mes droits d’auteur pour l’extérieur du Japon. J’ai donc pu reprendre mon album de sept chansons et y ajouter cinq chansons», indique-t-il.

Ce dernier avoue viser d’abord le marché québécois, mais espère également porter sa musique ailleurs en Amérique d’ici quelques années.

«Je veux d’abord m’établir en tant qu’artiste local. Ensuite, je vais essayer d’aller dans le reste du Canada et aux États-Unis. Mais avant d’aller là-bas, je veux sortir mon prochain album, car mine de rien, ça fait déjà un bout que j’ai enregistré Believe», affirme celui qui décrit ses compositions comme étant simples et accessibles tout en étant porteuses de messages.

Martin Khouzamlancera Believe le 6 juin, à l’occasion d’un concert au Café Campus.
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