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Vitalité de la scène musicale - Le son québécois voyage bien jusqu'en Nouvelle-Zélande
La tournée américaine de Malajube vient de démontrer que la barrière linguistique en est de moins en moins une.

VITALITÉ DE LA SCÈNE MUSICALE

Le son québécois voyage bien jusqu'en Nouvelle-Zélande

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
22-05-2007 | 10h16
On savait déjà que la scène musicale émergente de Montréal avait des répercussions au Canada anglais, aux États-Unis et en Europe. Il faudra maintenant ajouter l'hémisphère Sud à cette liste.

The Southland Times, quotidien de la Nouvelle-Zélande, a publié ces jours-ci une tartine concoctée par l'Agence France-Presse qui fait état de la vitalité de notre scène musicale, preuve que la musique, plus que jamais, n'a plus de frontières.

Arcade Fire, The Dears, Patrick Watson et The Besnard Lakes, les meneurs de l'électronica que sont DJ Champion, Kid Koala et Tiga, sans oublier les artistes et groupes francophones que sont Pierre Lapointe, Ariane Moffatt, Malajube, Karkwa et Les Trois Accords: tous sont énumérés comme étant les nouveaux porte-étendards issus de notre ville réputée pour ses hivers de glace.

«Montréal est une ville extrêmement ouverte et cosmopolite», note Pierre Lapointe, soulignant que les origines linguistiques des artistes montréalais n'ont aucune importance quant à la pertinence de leur musique.

«Nous voulons créer de la bonne musique et trouver des façons intéressantes de faire les choses.»

La chute des barrières

Preuve à l'appui des dires de Lapointe, la tournée américaine de Malajube vient de démontrer que la barrière linguistique en est de moins en moins une en raison des critiques élogieuses de l'album Trompe-l'oeil, paru aux États-Unis. Dans les prochaines semaines, Malajube renouera avec l'Europe pour la deuxième fois de l'année avec des spectacles prévus à Berlin, Barcelone, Londres et Paris du 2 au 7 juin.

Les Breastfeeders ne sont pas en reste. Le groupe, qui a lancé l'excellent Les Matins de grands soirs, était en Angleterre la semaine dernière et s'offrira quatre spectacles au New Jersey et à New York du 24 au 27 mai. Là aussi, en raison de la musique vitaminée des Breastfeeders, la barrière de langue pourrait tomber vite fait, bien fait.

De son côté, Pierre Lapointe dispose d'une visibilité dans des marchés qu'il n'a pas encore conquis. Le Pop Musik GbR, une étiquette basée à Cologne, en Allemagne, vient de mettre sa chanson Qu'en est-il de la chance? en ouverture de son disque promotionnel Le Pop 4, destiné aux médias et aux radios.

La nouvelle scène francophone

Lapointe se retrouve donc sur cette compilation aux côtés d'artistes connus, dont Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Mathieu Boggarts et Dominique A, mais aussi avec des artistes de la nouvelle scène française qu'il nous reste à découvrir, comme Ludo Pin, Nicolas Haas, Mélanie Pain et Barbara Carlotti. On pourrait peut-être parler ici de nouvelle scène francophone. Question de point de vue.

Finalement, au rayon international, Arcade Fire poursuit dans la foulée de son récent programme double à Montréal. Après Vancouver, jeudi, la bande à Wim Butler sera sur la côte Ouest américaine dans les prochaines semaines avec des prestations prévues à Los Angeles et Berkeley.

Arcade Fire fera même dans le mécénat lors de son passage à Portland, en Oregon. Au terme du spectacle prévu pour le 27 mai à la salle Schnitzer, les membres d'Arcade Fire participeront à une soirée-bénéfice qu'ils ont eux-mêmes mise sur pied visant à soutenir le théâtre Sojourn de l'endroit.

La soirée aura lieu au club Outlaws, où les membres d'Arcade Fire feront office de DJ et où plusieurs groupes locaux offriront des performances. Si jamais vous êtes en Oregon dimanche prochain - sait-on jamais? -, vous pouvez vous procurer des billets pour cet événement prévu pour 23 heures au sein du site Web d'Arcade Fire (www.arcadefire.net).

Ne reste plus qu'à voir quand nos groupes québécois et montréalais vont s'offrir en Nouvelle-Zélande et en Australie des tournées similaires à ce qu'ils font ces temps-ci en Europe et aux États-Unis. À ce rythme, ça ne saurait tarder.

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